Attaque de loup : une soixantaine d'éleveurs ont déposé des carcasses de brebis devant la préfecture de Mâcon

Ce vendredi 2 octobre, une soixantaine d'éleveurs de Saône-et-Loire manifestent suite aux attaques supposées du loup. Ils ont déposé des carcasses de bêtes tuées devant la préfecture de Mâcon.
Suite aux nombreuses attaques de loup en Saône-et-Loire, les éleveurs demandent plus de mesures. Ils ont déposé les carcasses des bêtes tuées devant la préfecture de Mâcon.
Suite aux nombreuses attaques de loup en Saône-et-Loire, les éleveurs demandent plus de mesures. Ils ont déposé les carcasses des bêtes tuées devant la préfecture de Mâcon. © Anthony Borlot
Mercredi 30 septembre, dans la nuit, un troupeau de brebis a été attaqué à Martigny-le-Comte, en Saône-et-Loire. L'oeuvre du loup selon les éleveurs.

Une autorisation de tir de défense avait déjà été donnée à un éleveur du Charolais, touché à deux reprises par les attaques. "Pas assez" pour certains. Ils sont une cinquantaine d'éleveurs à manifester aujourd'hui devant la préfecture de Mâcon. Ils ont notamment déposé les carcasses des bêtes tuées devant l'entrée du bâtiment. "Loup nuisible", "prélevement urgent" peut-on aussi lire sur leurs pancartes.

Les éleveurs demandent davantage de mesures

Claude Ducert, dernier à avoir été victime d'une attaque, explique en avoir "ras le bol" et espère que les éleveurs "seront bientôt entendus. C'est la vie de nos exploitations qui est en jeu. Si on n'a plus d'animaux, on ne peut plus vivre."

Une délégation d'éleveurs a été reçue pour expliquer leur point de vue : le loup n'a pas sa place en Saône-et-Loire. Selon Christian Bajard, président de la FDSEA 71, "ça fait trois mois que les éleveurs souffrent dans leur chair [...] Il faut faire évoluer le plan national. On est une région de bocage avec beaucoup de petites parcelles. Le plan loup ne permet pas de protéger les éleveurs et leurs troupeaux." 

Julien Charles, préfet de Saône-et-Loire, vient de demander l'autorisation de chasser le loup au responsable du plan loup au niveau national. "On a là un animal déviant qui attaque beaucoup. Depuis la fin juin, c'est une trentaines d'attaques qui se sont traduites par 109 animaux tués et une cinquantaine d'animaux blessés. Donc une pression anormale de chasse qui nécessite que l'animal soit tiré." 
 
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