Chaque année, près de 100.000 animaux sont abandonnés en France. Pour les recueillir, des centaines de refuges se mobilisent. Mais ces structures fonctionnent souvent sans beaucoup de moyens et grâce à l'engagement de bénévoles. C'est le cas du refuge de Saint-Jean-aux-Amognes, dans la Nièvre.
Le refuge Saint-Jean, à quelques kilomètres de Nevers, accueille à l'année près de cinquante chiens et une vingtaine de chats. Des animaux abandonnés par leur propriétaire, qui attendent de retrouver une nouvelle famille pour prendre soin d'eux.
Le lieu est géré depuis 2005 par Lily Petit, et ces dernières années n'ont pas toujours été faciles. "Au début nous avions quelques contrats aidés, détaille la directrice, mais nous n'avons pas pu les renouveler. Je me suis retrouvée toute seule avec un soigneur pendant de nombreuses années."
Apporter les soins 7 jours sur 7
Et le quotidien d'un refuge est prenant, sept jours sur sept. "Ils faut gérer les chenils, les chatteries, l'infirmerie, mais aussi les abandons, les appels téléphoniques et les adoptions... Seule, c'était extrêmement compliqué"
Depuis quelques mois, l'emploi du temps s'est allégé grâce à l'aide d'une douzaine de bénévoles. "J'ai quasiment une ou deux personnes tous les jours, se réjouit Lily Petit. Ils aident au nettoyage, à l'administration. Ca m'a changé la vie. Et celle des animaux aussi, puisque pour eux c'est plus de calins et plus de sorties !"
Chantal vient ainsi deux à trois fois par semaine à Saint-Jean-aux-Amognes, passer quelques heures avec les animaux. "J'aide pour tout ce qu'il y a à faire, explique cette retraitée. Cela peut être s'occuper des chiens, faire le ménage des chatteries. J'aime l'ambiance qui est très familiale. Et j'ai toujours eu des animaux, donc c'était une évidence pour moi de donner un peu de mon temps ici."
Dons et parrainages sont essentiels
L'aide apportée par les particuliers au refuge est également financière, puisque la structure ne vit que grâce aux dons qu'elle reçoit. Et les frais sont importants. "Généralement quand un animal arrive, il faut qu'on s'occupe de l'identification, de la vaccination, de la stérilisation, du vermifugeage et du déparasitage, c'est un coût énorme pour le refuge", détaille Lily Petit.
Les animaux fragiles sont pris en charge, pour leur apporter soins, vermifuge et déparasitage.
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Pour atténuer les dépenses, l'équipe s'appuie sur les parrainages. "Dès qu'un animal arrive, on leur recherche un parrain ou une marraine, confirme la directrice du refuge. Ils versent dix euros par mois, qui participent aux frais vétérinaires et au quotidien de leur filleul le temps de son séjour parmi nous."
Le but étant que le passage au refuge soit le plus court possible, avant avant une adoption. Au mois de novembre, 35 chiens et chats ont ainsi pu retrouver une nouvelle famille.