"Les baigneuses dans la forêt" : un tableau de Gustave Courbet vendu plus de 333.000 euros aux enchères par Sotheby’s

Ce tableau du peintre comtois avait été spolié à une riche famille hongroise, la famille Hatvany. Il a été vendu aux enchères par Sotheby's bien au-delà de son estimation. Son histoire est mêlée d'embûches et d'une part d'inconnu.

© Les baigneuses dans la forêt, Gustave Courbet, 1862 - Sotheby's

La vente aux enchères en ligne s’achevait ce 14 mai. Le compteur s’est arrêté à 403.200 dollars. Le tableau de petite dimension 41,2×33 cm hors cadre, avait été estimé entre entre 149 673 euros et 207 880 euros.

Ce tableau de Gustave Courbet à une histoire particulière. C'est d'abord la première fois qu'il réapparait sur le marché de l'art depuis 1908 ! Il appartenait à la collection du baron juif hongrois Ferenc Hatvany (1881-1958).  Une collection pillée par l’armée soviétique en 1945. Comme L’origine du Monde (1866) ou Femme nue couchée (1862), La Vague (1870), le baron Hatvany avait mis à l’abri ses  toiles à l’abri dans des coffres des banques de Budapest. Des dépôts réalisés sous le nom de personnes de sa connaissance non juives, comme son secrétaire particulier. 

© Baigneuses dans la forêt de Gustave Courbet, 1862 - Sotheby's

Depuis le pillage par l’armée soviétique, personne ne savait où étaient "Les Baigneuses dans la forêt". Ce tableau est le premier tableau de Courbet que le baron Hatvany s’est offert en 1908. On ne sait comment mais l’oeuvre a ressurgi du passé dans les mains d’un collectionneur en Australie. 

Quand la famille Hatvany a voulu vendre "Les baigneuses dans la forêt", elle s’est adressé à Sotheby’s. La maison de vente aux enchères a négocié le règlement de restitution entre le propriétaire et les héritiers Hatvany qui ont finalement décidé de le vendre.

L’histoire du tableau a sans doute fait monter son prix

Ce tableau a l’histoire si particulière a sans doute fait monter les enchères. Un tableau à la palette de couleurs audacieuses au tonalité des verts luxuriants de la forêt, mêlés au noir argenté de la surface de l'eau et brisée par deux silhouettes féminines nues : les baigneuses. 

Gustave Courbet. Les baigneuses dans la forêt, 1862. Détail
Gustave Courbet. Les baigneuses dans la forêt, 1862. Détail © Sotheby's

On ignore pour l’instant qui est le nouveau propriétaire de cette toile de Courbet qui aurait pu être réalisée en 1862 lors de son séjour en Saintonge, ancienne province d’Aquitaine.


Découvrez en plus sur l'histoire incroyable de ce tableau, dans cet article du Blog de la Loue.

 

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