CARTES. Municipales en Bourgogne : où y a-t-il des listes LREM, RN, EELV… ?

Illustration. / © Pierrick DELOBELLE/MAXPPP
Illustration. / © Pierrick DELOBELLE/MAXPPP

En un coup d'œil, visualisez les couleurs politiques des listes candidates au premier tour des élections municipales en Bourgogne.

Par Matti Faye et Lilian Melet

Le détail des candidats au premier tour des élections municipales, le 15 mars prochain, est officiel depuis le 2 mars. On compte 562 listes dans 289 communes en Bourgogne. Dans les villes de plus de 3 500 habitants, le ministère de l'Intérieur a attribué des nuances politiques à toutes les listes candidates.

Découvrez en un coup d'œil grâce à nos cartes les communes où on compte des listes Rassemblement national, des listes La République en marche… On compte 14 nuances politiques différentes en Bourgogne, selon la classification ministérielle.

Celles-ci ont été attribuées à l'ensemble de la liste et non à la seule tête de liste. Cela fait par exemple que la liste menée par François Rebsamen à Dijon est classée Union de la gauche et non pas Parti socialiste. Ou encore celle de Denis Thuriot à Nevers est classée Divers, malgré le soutien de LREM.


Rassemblement national


La caractéristique de la stratégie du Rassemblement national en Bourgogne est d'avoir très peu de candidats. Et c'est le décalage entre les résultats électoraux nationaux de ce parti et son ancrage sur le terrain, qui est tout souvent très faible. Ce qui fait que le parti a du mal à monter des listes.

Il y a par exemple un certain nombre de zones où le Rassemblement national avait fait des scores très élevés aux européennes (la plaine de la Saône en Côte-d'Or, la périphérie de Nevers) avec des scores de près de 30% où il n'y aura absolument aucun candidat du Rassemblement national.On a même des situations comme Auxerre, où un candidat était annoncé. On ne l'a pas vu pendant la campagne, il n'a pas voulu parler aux médias. Et au final il n'a même pas déposé de liste.

Est-ce que cela signifie que le Rassemblement national ne va rien faire dans ces élections ? Non, parce que le parti a essayé de cibler un certain nombre d'endroits pour obtenir quelques résultats voyants, médiatiques. Il y a d'abord Julien Odoul sur la ville de Sens qui va essayer de faire du bruit, du buzz, et obtenir le meilleur résultat possible. Dans cette ville, son parti fait traditionnellement des gros scores.

D'autres zones ciblées par le RN : Villeneuve-sur-Yonne ou Pont-sur-Yonne. Dans ces communes, le parti fait souvent de très gros scores. Pour les municipales, il y a des candidats implantés. Avec un certain nombre de problématiques locales, comme les impôts locaux sur le nord de l'Yonne, qui pourraient favoriser le parti.

Dans la Nièvre, à Clamecy, la gauche se divise historiquement entre voisins depuis plus de 12 ans. Le candidat RN Julien Guibert espère tirer parti des divisions, où là-aussi aux européennes le parti avait fait de très gros scores.

Mais au final, cela ne fait que quelques communes et beaucoup d'endroits où le parti de Marine Le Pen n'aura pas du tout de candidats et de représentation pour ces élections.


La République en marche


En Bourgogne, la stratégie de La République en marche est compliquée. Juste après les européennes, avec le très bon score de la liste poussée par Emmanuel Macron, tout le monde dans ce parti se voyait pouvoir peser dans ces élections. Cela va être finalement beaucoup plus compliqué que ça. Le parti a eu du mal à faire de listes. Quand il y en a eu, il y a souvent eu des divisions. Tout simplement parce que le parti n'est pas structuré à l'échelon local.

On le voit par exemple à Sens avec une investiture pour une candidate et la députée Michèle Crouzet qui quitte le parti et qui veut être candidate quand même. On le voit aussi à Dijon, où les parlementaires ne soutiennent pas franchement Sylvain Comparot, le candidat qui a été choisi par le parti pour s'opposer à François Rebsamen. 

Au final, il y a deux endroits où La République en marche va essayer de tenir son rang. C'est la ville de Nevers où Denis Thuriot assume son appartenance au parti présidentiel. Il avait d'ailleurs fait du Macron avant Macron lorsqu'il avait été élu. C'est également la ville d'Autun où Vincent Chauvet est maire sous l'étiquette Modem, donc soutien présidentiel. Il faudra voir si ces deux maires parviennent à être réélus.

Dans deux communes, La République en marche soutient des maires sortants, socialiste ou ex-socialiste. C'est Auxerre, avec Guy Férez, et Le Creusot avec David Marti. Autre situation encore : Mâcon, où le député Benjamin Dirx est sur la même liste que le maire sortant Les Républicains Jean-Patrick Courtois. Cela pourra aussi être une façon pour En Marche, en cas de victoire du maire sortant de revendiquer un score.

Mais au final, on le voit, il est difficile pour LREM de trouver des candidats, de bâtir des listes. Tout simplement parce que le parti pour l'instant n'a pas beaucoup de militants et de cadres sur le terrain.


Nombre de listes



Extrême gauche


Parti socialiste


Divers gauche


Union de la gauche


Europe Écologie Les Verts



Écologiste


Divers


Divers centre


Les Républicains


Union de la droite


Divers droite


Extrême droite


 

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