Commerces : quels sont les produits "essentiels" ou pas

Dimanche 1er novembre, le Premier Ministre Jean Castex a annoncé que les supermarchés n'ont plus le droit de vendre des produits "non-essentiels", une mesure pour rétablir l'équité avec les commerçants. Mais quels sont ces produits ou rayons dits "non-essentiels" ?
Un passage en caisse d'un supermarché, la veille du confinement, le 29 octobre 2020
Un passage en caisse d'un supermarché, la veille du confinement, le 29 octobre 2020 © PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN/MAXPPP
Produits essentiels, non-essentiels, de première nécessité... les appellations sont multiples, et parfois peuvent prêter à confusion. Un décret paru au Journal Officiel mardi 3 novembre, modifiant celui du 29 octobre, donne la liste détaillée des produits "essentiels" que l'on pourra acheter dans "les supermarchés, les magasins multi-commerces, les hypermarchés et les autres magasins de vente d’une surface de plus de 400m²", précise le texte.
 

Les produits "essentiels"


Dans les grandes surfaces, les rayons qui resteront ouverts sont avant tout les produits alimentaires, les carburants et le matériel informatique.

Les produits "non-essentiels"


Tout autre produit est par définition considéré comme non-essentiel. Une liste a été dressée dans le décret du 29 octobre, classant notamment comme non-essentiel les produits culturels, tels que les livres et les CD et DVD, ce qui a entraîné une polémique la semaine dernière autour de l'accès à la culture, portée par ses défenseurs "comme un produit de première nécessité".Les grandes surfaces ont jusqu'à mercredi pour retirer ces produits de leurs rayons.

Alain Griset, ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises, au sujet des produits "non-essentiels" a réagi : "Je préfère qu'on utilise le terme de produits de première nécessité. Les produits d'hygiène seront gardés, le maquillage non. Les grandes surfaces les retireront."
 

"Pas de dérogation pour les coiffeurs à domicile"


Le Ministre délégué a aussi précisé : "Je précise que la coiffure à domicile et l'esthétique à domicile ne pourront pas être exercés, a annoncé Alain Griset auprès de FranceInfo.
"Il y aura une obligation pour la grande distribution de ne pas mettre dans les rayons les produits qui pourraient être vendus dans les petits commerces."
 
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