Chevaux mutilés : une nouvelle jument attaquée en Côte-d'Or

Ce samedi 12 septembre 2020, à Bagnot (Côte-d'Or), une jument a été retrouvée blessée au niveau du poitrail droit. Les attaques se poursuivent dans la région mais l'enquête n'a pas encore pu identifier un suspect.
Plusieurs chevaux ont été mutilés et tués en France depuis février, entraînant de l'inquiétude chez les propriétaires d'équidés. (Images d'illustration)
Plusieurs chevaux ont été mutilés et tués en France depuis février, entraînant de l'inquiétude chez les propriétaires d'équidés. (Images d'illustration) © AltoPress / Maxppp
Une nouvelle attaque d'équidés a eu lieu le samedi 12 septembre 2020, à Bagnot (Côte-d'Or). Dans la matinée, une jument a été retrouvée blessée, présentant une plaie au niveau du poitral droit. L'animal a pu être soigné par un vétérinaire.
Joint par téléphone, la propriétaire du haras n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. Elle a néanmoins confirmé les faits. 
 

Toutes les hypothèses sont à l'étude

Selon la gendarmerie de Côte-d'Or, " toutes les hypothèses sont à l'étude et l'acte malveillant n'est pas confirmé " . 

Depuis le début de l'enquête, le doute règne concernant les motivations des auteurs. Tout est envisagé : défi sur les réseaux sociaux, dérives sectaires, mimétisme, haine des équidés, rites sataniques...

Le jeudi 27 août, un portrait robot a été établi et diffusé par les gendarmes de l'Yonne. La veille, dans la nuit du 24 au 25 août, le responsable d'un refuge avait surpris deux hommes en train d'agresser des équidés à  Charny Orée-de-Puisaye (Yonne). Deux poneys ont été blessés. 
 
Lundi 7 septembre au soir, un homme a été interpellé par la gendarmerie de Dijon, dans le Haut-Rhin. Il avait été reconnu par un gendarme grâce au portrait-robot diffusé. L'homme a rapidement été mis hors de cause, sa garde à vue a donc été levée le mardi 8 septembre.
 

Plus de 150 enquêtes ouvertes en France

Pour l'heure, au 15 septembre, on recense six agressions dans l'ensemble de la région Bourgogne-Franche-Comté. Trois équidés ont été retrouvés morts depuis le 8 août : une pouliche à Cortambert, une jument à Thoiria et une ponette à Saint-Vallier.

Plus de 150 enquêtes ont été ouvertes suite à ces mutilations d'équidés, parfois mortelles, survenues dans une vingtaine de départements. Les premiers cas ont été mis au jour fin 2018 dans le Puy-de-Dôme avec deux mutilations à six mois d'intervalle dans le même village.

L'hypothèse d'une série ne s'impose qu'au printemps. Le parquet d'Amiens est alors saisi après que trois chevaux ou poneys sont retrouvés morts dans la Somme, l'oreille droite découpée.
          
Fin juin, onze faits similaires sont déjà dénombrés à travers la France. Depuis début août, l'accélération se confirme: Saône-et-Loire, Essonne, Jura, Côtes d'Armor....

C'est l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) qui coordonne le suivi des enquêtes pour en analyser les éléments.
 

Où les chevaux ont-ils été attaqués dans la région ? 

 
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