Coronavirus COVID-19 : l’apéro jardin pour lutter contre l’isolement pendant le confinement

Rien de tel que la musique pour se changer les idées et passer un bon moment
Rien de tel que la musique pour se changer les idées et passer un bon moment

Les Français doivent rester confinés pour tenter de freiner l’épidémie de coronavirus qui a déjà tué 450 personnes dans l’Hexagone. A Châtenoy-en-Bresse, un ancien DJ a décidé d'organiser un "bal au jardin" pour oublier un peu le quotidien et penser à ceux qui continuent à travailler.
 

Par Beatrice de Lavergne



Le gouvernement a appelé les Français à rester confinés chez eux pendant 15 jours, une période qui pourrait être allongée car "la crise va s'intensifier au cours de la semaine qui vient et le nombre de cas graves et de morts augmentera", a prévenu samedi 21 mars Jean-François Delfraissy, le président du conseil scientifique sur le Covid-19.

Dans ce contexte, les initiatives se multiplient pour tenter d’égayer le quotidien. Il y a par exemple les apéros à la fenêtre destinés à "combattre la routine" de l'isolement.

A Châtenoy-en-Bresse, en Saône-et-Loire, un ancien DJ a décidé d'organiser un "bal aux balcons" ou plutôt un "bal au jardin" avec ses voisins entre 19h et 20h. Le premier a eu lieu vendredi 20 mars 2020.


 
Reportage de Muriel Bessard, Dalila Iberrakene et Chantal Gavignet


Avant de se mettre aux platines, Olivier Sodi avait demandé à ses voisins de lui dire quelles musiques ils avaient envie d’entendre. Objectif : "danser tous ensemble, mais dans nos jardins respectifs".    

Tout le monde a joué le jeu dans le lotissement situé à quelques kilomètres de Chalon-sur-Saône et "ça fait beaucoup de bien au moral", reconnaissent les participants.
 

Une pensée pour ceux qui sont au front 


Mais, pas question d’oublier ceux qui sont sur le front pour combattre l’épidémie qui ne cesse de gagner du terrain. A l’image des séances d’applaudissements organisées partout en France à 20 heures, ici aussi les voisins ont acclamé le personnel soignant et les employés des entreprises qui continuent à travailler pour assurer l’approvisionnement de la population et la continuation de la vie quotidienne.

"On a 3 infirmières dans notre lotissement et on pense fort à elles, parce qu’elles sont en première ligne. On essaie de les soutenir comme on peut. On pense aussi aux routiers, aux micro-crèches qui restent ouvertes et à tous ces gens qui font tourner le pays", ajoute Olivier Sodi.

La Bourgogne-Franche-Comté fait partie des régions les plus touchées par le COVID-19 : à la date du vendredi 20 mars, on dénombrait 28 morts. A ce stade, 240 personnes sont hospitalisées, dont 73 en réanimation.

 

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