Coronavirus Covid-19 : La Suisse va tester une application de traçage des malades

L’application StopCovid suscite en France beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes. Chez nos voisins suisses, le débat a lieu aussi. La Suisse va se lancer la semaine prochaine dans une « phase test » de l'application de traçage des personnes atteintes par le Covid-19. 

L'appli StopCovid pourrait être opérationnelle en France à partir du 2 juin
L'appli StopCovid pourrait être opérationnelle en France à partir du 2 juin © Jean-François FREY - maxPPP
Alors que l’application StopCovid pourrait être opérationnelle dès le 2 juin en France, la Suisse se lance la semaine prochaine en « phase test ». Elle doit se dérouler jusqu’à la fin du mois de mai et sera limitée à « un certain groupe de population » comme l’a expliqué le ministre helvète de la santé Alain Berset.

Mais de l’autre côté de la frontière, la mise en œuvre d’un système de traçage des personnes contaminées par le virus ne va pas non plus de soi.

Puisque le Parlement suisse réuni cette semaine en session extraordinaire a en quelque sorte contrecarré les projets du gouvernement sur le sujet. Les élus ont estimé que l’application qui permet de retracer les contacts des personnes infectées par le virus ne pouvait pas être lancée sans base légale.


Une application baptisée DP-3T           


Pendant cette période de test, le gouvernement va donc devoir adopter les bases légales nécessaires au lancement de l'application et ensuite les soumettre au Parlement fin mai.
« Si le Parlement dit non, ce sera fini » pour l'application, qui est développée par les écoles polytechniques fédérales et la Confédération, a reconnu le ministre de la santé suisse.

Si en revanche, l'application - baptisée DP-3T - est autorisée par le Parlement, son utilisation sera facultative et aucune donnée personnelle ni aucune information de localisation des usagers ne sera exploitée. Par ailleurs, toutes les données de l'application seront systématiquement supprimées après 21 jours.
 

La Suisse en déconfinement depuis le 27 avril


La Suisse n'a pas pris l’option d’un confinement aussi strict que d'autres pays européens comme la France. Le 27 avril dernier, le pays a commencé son déconfinement en autorisant l’ouverture des coiffeurs, jardineries, salons de beauté, fleuristes, magasins de bricolage et cabinets médicaux.

Et ce lundi 11 mai, nos voisins élargissent un peu plus ce déconfinement en permettant aux marchés, aux écoles, restaurants, musées et bibliothèques d’en faire de même.

 
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