Cosne-sur-Loire: après la fermeture de la maternité, un centre périnatal de proximité va ouvrir

Des manifestants lors de la venue d’Agnès Buzyn à Nevers, le 1er mars 2018, lors des états généraux de la santé. / © MAXPPP
Des manifestants lors de la venue d’Agnès Buzyn à Nevers, le 1er mars 2018, lors des états généraux de la santé. / © MAXPPP

L’agence régionale de santé a annoncé l’ouverture d’un centre périnatal de proximité à Cosne-sur-Loire, alors que la maternité a fermé définitivement ses portes le 22 décembre dernier.

Par Anouk Passelac

L’agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne Franche-Comté a annoncé la création d’un centre périnatal de proximité (CPP) à Cosne-sur-Loire. Le 22 décembre 2017, sur cette même commune, la maternité avait cessé définitivement son activité.

Dans un communiqué publié mercredi 7 mars, l’ARS explique vouloir "maintenir, grâce à ce nouveau CPP, un service de proximité sur le territoire, de nature à garantir la sécurité et la qualité des soins que sont en droit d’attendre ses habitants".

Collaboration avec le groupement hospitalier de la Nièvre


Le centre périnatal de proximité travaillera avec les autres acteurs du groupement hospitalier de territoire (GHT) de la Nièvre, les professionnels libéraux et de la PMI et le réseau de périnatalité de Bourgogne, précise le communiqué.

L’ARS appuie sa décision sur les conclusions d’un rapport du président du Réseau Périnatal de Bourgogne, Paul Sagot, après la fermeture de la maternité. Ce dernier a estimé que les deux conditions indispensables au maintien d’une maternité n’étaient pas réunies: garantir la sécurité des mères et des nouveau-nés, et disposer 24h sur 24, dans un délai d’intervention court, de personnel pluridisciplinaire.

Un centre périnatal "assure l’ensemble du suivi des femmes enceintes : consultations prénatales et post-natales, cours de préparation à la naissance, échographies de dépistages", rappelle l’ARS. Pour l’accouchement, les femmes devront donc se rendre à Nevers.

Faible activité et pénurie de personnel


Le rapport de Paul Sagot argumente les raisons de la fermeture de la maternité. En cause, le faible niveau d’activité de la maternité de Cosne: 310 accouchements en 2017, un chiffre "stable par rapport à 2016, mais en baisse de 24% par rapport à 2010".

Le texte pointe aussi du doigt la "pénurie des professionnels en obstétrique, en pédiatrie et en anesthésie-réanimation, notamment sur l’ensemble du département de la Nièvre", ainsi que la faible attractivité de la région.

Le 1er mars 2018, Agnès Buzyn s’était rendue à Nevers pour les états généraux de la santé. Alors que la maternité avait fermé et que les urgences de Clamecy sont menacées, la ministre avait été accueillie sous les huées de manifestants. Ses annonces pour assurer l’égalité d’accès au soin sur tout le territoire et attirer plus de professionnels dans la Nièvre avaient peu convaincu le personnel médical.


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