Aux Etats généraux de la santé à Nevers, la ministre Agnès Buzyn accueillie sous les huées

La ministre de la Santé Agnès Buzyn était en déplacement dans la Nièvre jeudi 1er mars 2018 à l'occasion des états généraux de la santé. Pour elle, c'était l'occasion de mettre en avant les questions de désertification médicale et du sentiment d'abandon des populations des territoires ruraux.

Par C.C

A Nevers, Agnès Buzyn a fait son arrivée sous les huées aux Etats généraux de la santé organisées jeudi 1er mars. Des manifestants des secteurs de Clamecy et Cosne-sur-Loire, dans la Nièvre, sont venus protester contre les menaces qui planent sur les établissements de santé du département alors que le nombre de médecins est en constante diminution. 


"Les Nivernais entrent en rébellion", a lancé le président du conseil départemental Alain Lassus (PS) qui est aussi médecin. "Dites-nous que vous prenez en compte notre situation désespérée, que vous mesurez nos problèmes et que vous allez nous aider à les résoudre", a-t-il déclaré à Agnès Buzyn.

"Il y aura toujours des urgences pour prendre en charge les gens la nuit (...) à Clamecy comme partout en France" grâce à un "service de Samu ou d'urgence qui soit en capacité de répondre à une situation aiguë la nuit", a assuré la ministre de la Santé. L'Agence régionale de santé (ARS) "travaille à mutualiser différents services d'urgence, ou le Samu et les urgences ensemble", a-t-elle précisé.



En 2017, Emmanuel Macron, alors en campagne pour les élections présidentielles, avait affirmé, en visite à l'hôpital de Nevers, l'importance de ne pas délaisser les territoires ruraux.


Depuis, la maternité de Cosne a fermé et les urgences de nuit de Clamecy sont menacées. "



Développer la prise en charge des patients à distance


Sans grande annonce, la ministre de la Santé a tenu à rassurer les professionnels de santé. L'objectif affiché de la ministre : écouter patients et praticiens et proposer des pistes pour assurer l'égalité des soins sur tout le territoire. Au cours de ces Etats généraux, elle a ainsi promis d'accompagner les initiatives permettant d'attirer des étudiants en médecine dans le département et de développer la prise en charge des patients  à distance. 


En fin de journée, les médecins étaient cependant peu convaincus. 




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