Côte-d'Or : la 2CV a toujours la cote

Il y a 30 ans, le 27 juillet 1990, était produite la dernière 2CV. Ce n'était pas en France, mais au Portugal. Pourtant, de 1948 jusqu'à nos jours, ces voitures continuent de circuler sur nos routes. Des collectionneurs aux garagistes, elles suscitent toujours beaucoup d'intérêt.
Environ 90 000 2CV sillonnent aujourd'hui encore les routes de France.
Environ 90 000 2CV sillonnent aujourd'hui encore les routes de France. © Guillaume Desmalles / France 3 Bourgogne
Dominique collectionne les voitures populaires. Parmi elles, on trouve huit 2CV. Trente ans après la fin de la production des fameuses deudeuches, les moteurs de ses engins continuent de tourner comme au premier jour.

"Le bruit de la 2CV, comme un Solex, de conception française est inimitable, confie Dominique Lucotte, collectionneur de voitures anciennes. Comme quoi on peut faire des belles choses en France, des choses qui sont sorties en 1948. On est en 2020 et elles tournent toujours. C'est beau ça !"

Et les moteurs ne font pas que tourner dans le vide. Environ 90 000 2CV sillonnent aujourd'hui encore les routes de France. Il faut dire que le véhicule présente de nombreux avantages. "C'est une voiture très légère, souple, facile à conduire, complète le passionné. On est dans un modèle de 1980 qui a un embrayage centrifuge, une bagnole qui est dans son jus."
 
Côte-d'Or : la 2CV a toujours la cote

Simple et pratique, la 2CV n'est pas prisée que par les collectionneurs. Jean-Luc Aubry vient de faire réviser la sienne. Son modèle de 1987 est l'une des dernière production française. Il s'en sert au quotidien depuis trente-trois ans. "Je l'ai achetée chez Citroën parce qu'ils envisageaient de finir la chaîne de production à Paris. Quand j'ai su ça, je me suis dit que je voulais avoir une des dernières 2CV produites là-bas.
 

Je voulais finir ma vie avec une 2CV. Elle vient d'avoir une révision au bout de trente ans. Je peux tenir encore vingt ou trente ans.

Jean-Luc Aubry, conducteur de 2CV


À Fontaine-Française, un garage assure une cinquantaine d'entretiens et au moins deux restaurations complètes de 2CV par an. Preuve que l'engouement ne faiblit pas."Ça ne devrait pas s'arrêter comme ça, vu les demandes régulières que l'on a pour racheter des 2CV, ou pour qu'on restaure des 2CV, précise le garagiste Rémi Rondi. Au niveau de l'atelier, on pourrait faire tourner une personne à plein temps toute l'année à la restauration de 2CV ou de Mehari".

La robuste deudeuche a encore de longs kilomètres à parcours. Avec le temps, elle a toujours la cote.
 
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