9e Rencontres de la BD de Longvic : 4 questions à Eric Rückstül, dessinateur

Eric Rückstülh est l’invité d’honneur des 9e rencontres de la BD de Longvic, les 9, 10 et 11 avril 2015. Il est l’un des auteurs du Bagne de la Honte, une série autour d’un bagne pour enfants du XIXe siècle. Une exposition autour de ce sujet sera présentée lors du festival.

Eric Rückstühl est né à Dijon en 1957. Il a commencé à dessiner à l’âge de 7 ans. Sa première bande-dessinée a été publiée par le Bien Public en 1977. Il est notamment l’auteur des séries historiques Paoli, Sampiero Corso et Le Bagne de la Honte, un centre d’incarcération pour enfants construit près d’Ajaccio en 1854.

Quelle est la première BD que vous ayez lue?
Comme beaucoup de gens de ma génération, ça a été Tintin, avec l’album Coke en Stock. Depuis, , j’ai délaissé Hergé pour des choses plus contemporaines : Enki Bilal, Jean-Claude Forest. Récemment, j’ai eu un coup de cœur pour la série l’Ontophage de Marc Piskic.
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Quel est votre auteur préféré ?
Oh, j’en ai plusieurs…mais surtout Jean-Claude Forest pour la Joncque Fantôme vue de l’Orchestre et Paul Gillon pour Téva
Extrait du "Bagne de la Honte" d'Eric Rückstühl, Editions DCL, 2011.
Extrait du "Bagne de la Honte" d'Eric Rückstühl, Editions DCL, 2011. © Editions DCL, Eric Rückstühl
Vous présentez une exposition de planches du Bagne de la Honte à Longvic. Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser au monde du bagne pour enfants ?
En réalité, j’étais sans scénariste et mon ami Frédéric Bertocchini m’a proposé ce scénario inspiré du livre la Colonie Horticole de St-Antoine, de René Santoni. Ce dernier a fait des recherches sur un cimetière près d’Ajaccio où les tombes avaient des dimensions particulières… c’étaient des tombes d’enfants. Il a cherché dans les archives officielles et trouvé la trace de 1000 enfants déportés vers des bagnes, appelés à l’époque « colonies horticoles », à l’île de Ré ou à Ajaccio. Le sujet m’a plu et c’est comme ça qu’est né le Bagne de la Honte.

Je n’aime pas dessiner dans le vide, il me faut de la matière



En tant que dessinateur, est-ce que vous vous êtes senti particulièrement concerné au moment des attentats qui ont visé Charlie Hebdo, le 7 janvier dernier ?
J’ai été touché, comme tout le monde. Mais cet évènement a eu pour moi un retentissement particulier. Je connaissais Bernard Tignous [ndlr : un des dessinateurs de Charlie Hebdo décédé dans l’attaque du journal]. Il se trouve que son ex-épouse est une amie de ma femme. Nous nous sommes retrouvés à dédicacer côte à côte en Corse à l’été 1995. Nous avons passé des moments très sympathiques ensemble.

Participez au jeu-concours et gagnez des BD dédicacées par les auteurs présents aux 9e rencontres de la bande-dessinée de Longvic !
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