Château de la Rochepot : Alain Suguenot, le maire de Beaune, s'oppose à la vente des meubles

La vente des meubles du château de la Rochepot est organisée ce dimanche 10 octobre. Dans une lettre envoyée au préfet de Côte-d'Or, Alain Suguenot, maire de Beaune et président de la Communauté d'Agglomération s'oppose à cette mise aux enchères et réclame son report.

Après la contestation populaire, l’opposition politique. Ce mardi 5 octobre, le maire de Beaune (Côte-d’Or) et président de la Communauté d'Algglomération, Alain Suguenot, dénonce la vente aux enchères du mobilier du château de la Rochepot. La cession est prévue ce dimanche 10 octobre.

Dans une lettre adressée au préfet du département de Côte-d’Or, l’élu LR réclame le report de la vente des biens. "Il est nécessaire de différer cette vente, des acquéreurs de l’ensemble immobilier et mobilier se manifestant auprès de nous", écrit Alain Suguenot. La lettre a été partagée dans le post Facebook ci-dessous.

Le maire de Beaune a accepté de revenir pour France 3 Bourgogne-Franche-Comté sur ce dossier.

Pouvez-vous nous préciser quelle est votre position à propos de la vente du mobilier du château de la Rochepot ?

Alain Suguenot : Pour moi, c’est une erreur. Si le mobilier est vendu et dispersé, cela suppose qu’un potentiel acheteur va se retrouver démuni. Ce mobilier a une vraie valeur, c’est une vraie entité. Ces biens sont les derniers éléments qui permettent une visite du château. La moindre des choses, c’est que le préfet prenne le temps et repousse la vente d’au moins trois semaines. Si demain on veut vendre le château, le mobilier est essentiel. Il vaut mieux vendre avec les meubles !

Comment régler une partie des dettes accumulées par le château de la Rochepot sans vendre une partie de son mobilier ?

Il y a surement des dettes, mais on confond vitesse et précipitation. Quelle urgence y-a-t-il à vendre le mobilier du château ? Je sais qu’il y a une décision de justice, mais le préfet peut demander de repousser la vente de quelques semaines. Disperser le mobilier, c’est perdre 100 000 ou 200 000 euros sur la vente globale du château plus tard. C’est réaliser une moins-value. Je ne vois pas l’intérêt et ça me paraît absurde. La dette est là mais il y des garanties. Mon idée, c’est de dire ‘prenons le temps de demander à des acheteurs de prendre le mobilier avant le château’. Des acheteurs, il y en a. J’en connais au moins deux ! Ils sont intéressés par le château et ses biens.

Votre prise de position vient-elle en réaction à la mobilisation populaire ? Une pétition pour contester la vente des meubles du château a été lancée récemment…

Ce n’est pas dû à la mobilisation. On a appris la vente il y a 10 jours. Elle me paraît absurde. Ceux qui doivent être sensibles à la question de cette vente, c’est le préfet et la DRAC. On me dit que le préfet n’est pas compétent en la matière mais il devrait dire au liquidateur qui prend la décision de mettre aux enchères les biens de ne pas agir dans l’urgence.

Avez-vous eu un retour du préfet suite à votre lettre ?

Je l’ai rencontré hier soir par hasard en marge du sommet français de l’Unesco organisé à Beaune. Je l’ai interpellé. On m’a répondu qu’il ne pouvait pas faire grand-chose. J’attends toujours.

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