Châtillon-sur-Seine : le jeune homme de 20 ans qui a égorgé son père était schizophrène

© Lionel VADAM - maxppp
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Un père de famille a été tué par son fils à Châtillon-sur-Seine, en Côte-d’Or. Eric Mathais, procureur de la République de Dijon et Claude Miller, adjoint du colonel de gendarmerie de Bourgogne, ont précisé les circonstances de ce drame familial lors d’un point presse mardi 30 janvier.

Par B.L.

Dimanche 28 janvier 2018, une patrouille en contrôle routier remarque un scooter qui ne marque pas un stop et prend la fuite. Quand les gendarmes le rattrapent, ils constatent que le conducteur a du sang sur ses vêtements et son visage. Celui-ci leur déclare qu’il a tué son père.
Des gendarmes se rendent alors au domicile du sexagénaire, distant d’environ 2,5 kilomètres du lieu de l’interpellation. A leur arrivée, ils trouvent un homme baignant dans le sang et appellent aussitôt les secours, mais il était trop tard.

Le fils a reconnu les faits

Le jeune homme est inconnu de la justice et de la gendarmerie. Il habite dans l’Aube, à 70 km de Châtillon-sur-Seine. Il est venu déjeuner chez son père avec l’intention de tuer, car il dit avoir vu des choses dans l’esprit de son père. Il est sans doute atteint de schizophrénie qui n’était pas traitée et il faisait aussi une consommation importante de cannabis, a précisé le procureur.

Des altercations, dont une violente, avaient déjà opposé le père et le fils, mais aucune plainte n’avait été déposée, a ajouté Eric Mathais.


Châtillon-sur-Seine : le jeune homme de 20 ans qui a égorgé son père était schizophrène
Un père de famille a été tué par son fils à Châtillon-sur-Seine, en Côte-d’Or. Eric Mathais, procureur de la République de Dijon, a précisé les circonstances de ce drame familial lors d’un point presse mardi 30 janvier 2018. - Valentin Châtelier


L'état psychiatrique du fils sera un des enjeux principaux de l’affaire


Compte tenu de ses explications curieuses, le jeune homme a été soumis à un examen psychiatrique pendant sa garde à vue. Sa responsabilité sera un des enjeux principaux de l’affaire qui a été confiée à un juge d’instruction.
"Il va falloir vérifier son état psychiatrique car se posera la question de sa responsabilité : son irresponsabilité totale ou son altération ou non de sa responsabilité pénale."

Le médecin légiste a constaté de nombreuses blessures par arme blanche, dont certaines à l’abdomen sont peut-être post mortem. La principale blessure se situe à la gorge. La victime a eu la carotide sectionnée. Il a aussi eu le nez cassé et a reçu de nombreux coups à la tête. Une autopsie est toujours en cours.

Le fils a été mis en examen pour assassinat. Sa mise en détention provisoire a été demandée.

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