Il y a des postes à pourvoir à Châtillon-sur-Seine, et la mairie le fait savoir

À Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or), une banderole invite depuis quelques jours les demandeurs d'emploi à contacter la municipalité pour des postes à pourvoir dans la commune. Des dizaines d'emplois sont vacants dans les entreprises locales, tous secteurs confondus.

Commune cherche main d'œuvre désespérément. À Châtillon-sur-Seine, dans le nord de la Côte-d'Or, une banderole trône en plein centre-ville depuis quelques jours. "Dans le Châtillonnais, 50 postes à pourvoir. S'adresser à la mairie", peut-on y lire.

L'initiative vient directement du maire. Elle a pour objectif d'attirer l'attention sur les offres d'emplois disponibles dans sa ville. "Il passe 5 000 voitures par jour au centre-ville, que ce soit des personnes du territoire ou des personnes qui ne sont pas du territoire. Ce qui veut dire que cette banderole va être vue et revue", affirme Hubert Brigand, le maire divers droite de la commune. En moins d'une semaine, il dit avoir reçu des dizaines de CV.

Le maire et le club des entreprises du Châtillonnais se sont improvisés agence de recrutement. "On a mis un partenariat en place pour essayer de faire autrement pour récupérer des profils qui ne sont pas forcément sur les structures comme Pôle emploi ou dans les agences d'intérim, ou qui ne savent pas où chercher", détaille Séverine Gresset, la présidente du club.

Car à Chatillon-sur-Seine, 6 000 habitants, il y aurait des dizaines d'emplois vacants, tous secteurs confondus. C'est le cas par exemple de l'entreprise Meca Chainey, qui fabrique des pièces pour des machines d'emballage. Depuis trois mois, l'atelier tourne au ralenti par manque de personnel.

Tous les secteurs concernés

"Ça ne tourne pas beaucoup, parce que j'ai mon chaudronnier qui est parti fin juillet. Depuis fin juillet, je cherche quelqu'un qui sache souder et lire des plans. Aujourd'hui, je n'ai personne", indique Michaël Leblanc, le PDG de l'entreprise. Il a même été contraint de limiter ses prises de commandes.

Il se dit prêt à former des personnes non qualifiées dans l'industrie pour pouvoir tourner à plein régime. "À partir du moment où on aura des CV avec des personnes qui auront ce savoir-être, cette envie d'apprendre le métier, on fera de l'apprentissage et on les enverra en formation", affirme Michaël Leblanc.

La pénurie de main d'œuvre ne touche pas que le Châtillonnais. Dans l'industrie par exemple, il manquerait 70 000 personnes en France. Si vous souhaitez vous renseigner sur les offres disponibles à Châtillon-sur-Seine et aux alentours, la mairie est joignable au 03 80 91 50 50.

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