Côte-d'Or : à Tréclun, des bancs roulants en libre-service sur le modèle des Vélib'

Publié le
Écrit par A.V.

À Tréclun, au sud-est de la Côte-d'Or, le maire et des bénévoles ont conçu les "bancs-lib'", des bancs amovibles que les usagers peuvent déplacer partout dans la commune.

Des bancs en libre-service sur le modèle des fameux Vélib'. Voilà l'idée qu'a eu Sébastien Sordel, maire de Tréclun, une petite commune du sud-est de la Côte-d'Or. Au milieu de l'été, ce sont ainsi deux bancs-lib' qui sont apparus sur la place du village.

"À Dijon, les trottinettes ont des roulettes. À Tréclun, ce sont les bancs qui en ont", s'amuse l'édile. "Le but, c'était d'avoir quelque chose d'adapté au rural, pour se démarquer des autres villes." Pas de doute, ces bancs se démarquent. Nantis d'une roue et de deux bras, comme une brouette, ils peuvent être déplacés selon le bon vouloir des habitants.

"C'est possible de faire confiance aux usagers"

À l'origine de cette initiative, un manque de bancs dans le village. "Il y avait des mange-debout, mais pas de quoi s'assoir", précise Sébastien Sordel.

Le maire décide donc, avec des habitants bénévoles, de fabriquer de nouveaux équipements. Pour la construction de chaque banc, un peu moins de 150 euros sont déboursés. Et comme "un banc n'est jamais à la bonne place, avec l'ombre qui se déplace", la décision est prise de ne pas les fixer au sol.

Dans d'autres villes, on installe des caméras pour surveiller. Nous, on voulait montrer qu'il est possible de faire confiance aux utilisateurs.

Sébastien Sordel, maire de Tréclun

Quant aux possibilités de vol des bans, l'élu ne s'en inquiète pas outre-mesure. "C'est le risque", concède-t-il. "Mais les pièces sont grosses, difficiles à transporter, et on a fait graver le nom du village sur les dossiers. Ça demanderait donc un peu de travail pour camoufler ça, si c'était emporté."

Un village adepte du système D

Au fil des ans, Tréclun s'est parée de nombreuses pièces de mobilier créées ou installées par les habitants. Fontaine à oiseaux, portails... autant d'œuvres qui décorent la commune tout en réduisant les coûts pour la municipalité.

"L'abri bus par exemple, ça coûte environ 3 000 euros", indique Sébastien Sordel. "Dans ces cas-là, on fait nous-mêmes, ou on pose à notre manière." Sur le même principe, des jardinières ont été fabriquées à partir de cubitainers industriels, permettant ainsi d'économiser plusieurs centaines d'euros.

Dernièrement, le maire a conçu un barbecue à roulettes pour ses administrés. Et pour lui, pas question d'arrêter le bricolage. "À la campagne, les gens viennent chercher une certaine qualité de vie. Tous ces aménagements, ça sert vraiment à valoriser le paysage et notre village."

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