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3 communes de Côte-d’Or vont accueillir 130 migrants de Calais

Calais, ce lundi matin. / © PHILIPPE HUGUEN/AFP
Calais, ce lundi matin. / © PHILIPPE HUGUEN/AFP

La préfecture de Côte-d’Or vient de l’annoncer ce lundi 24 octobre après-midi : Athée (près d’Auxonne), Chevigny-Saint-Sauveur et Dijon devraient accueillir prochainement des réfugiés en provenance de la jungle de Calais.

Par Muriel Bessard

Les 130 personnes trouveront un refuge dans trois CAO (centre d’accueil et d’orientation) installés, ou en cours d’installation, sur les communes d'Athée, Chevigny-Saint-Sauveur et Dijon. « Ces personnes, qui ont pour vocation à déposer une demande d'asile, se verront proposer une solution d’hébergement provisoire et un accompagnement administratif et social, le temps d’étudier leur situation avec l'appui d'opérateurs locaux spécialisés dans l'accompagnement de personnes vulnérables », indique le communiqué de presse de la Préfecture.

Ce lundi matin, la préfecture de Bourgogne avait également annoncé que des migrants arriveraient ce même jour dans 3 autres communes : Villeblevin dans l’Yonne, Chardonnay et Digoin en Saône-et-Loire.

Le but de l’opération commencée ce lundi matin 24 octobre est de démanteler totalement la "Jungle" de Calais, plus grand bidonville de France. Sur ce site immense d'une dizaine d'hectares s'entassent entre 6.400 et 8.100 personnes selon les comptages.

2.000 migrants ne souhaiteraient pas quitter la jungle de Calais (AFP)

L'association L'Auberge des migrants a invité lundi à la prudence sur le déroulement de l'évacuation totale des migrants de la "Jungle" de Calais, estimant que 2.000 personnes "ne veulent pas partir" et poursuivent leur rêve d'Angleterre, une "rumeur" "totalement infondée" selon Beauvau.

"Pour le moment ça se passe bien parce que ce sont des gens qui attendaient avec impatience de partir", a déclaré le président de l'association Christian Salomé à l'AFP, alors que le premier car a quitté le camp à 08H45 en direction d'un CAO en Bourgogne. Mais le responsable associatif s'est dit "beaucoup plus inquiet pour la fin de la semaine, quand il ne restera que les gens qui ne veulent pas partir et qui veulent persister à rejoindre l'Angleterre". Selon lui, les autorités et les associations sur place estiment que 2.000 personnes sont réticentes à quitter la "Jungle" pour être réparties dans l'un des 450 CAO en France. "C'est un chiffre assez concordant" entre ces deux parties, a-t-il aussi précisé.

"La rumeur évoquant 2.000 migrants est totalement infondée et participe d'une campagne de désinformation irresponsable, alors que l'opération se déroule dans les meilleures conditions et que 1.000 migrants sont déjà partis", a répliqué auprès de l'AFP Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l'Intérieur. "Les seuls acteurs qui ont intérêt à maintenir les migrants dans la précarité à Calais sont les passeurs qui prospèrent sur cet immonde commerce, et leurs complices", a-t-il ajouté.

"Il y a un certain nombre de résistances", a affirmé de son côté Pierre Henry, le directeur de France Terre d'Asile, interrogé par BFMTV. Cela concerne des migrants qui "n'ont pas compris" le dispositif ou qui "souhaitent à toutes fins", c'est-à-dire à toute force, "rejoindre la Grande-Bretagne."

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