À Dijon, ils alertent sur le danger des armes nucléaires

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Écrit par Corentin Alloune .

Activistes et militants se rejoignent à Dijon pour dénoncer le risque nucléaire place de la République à Dijon dimanche 7 août. Cette année encore, ils pointent du doigt la non-application, par le gouvernement, du traité d'interdiction des armes atomiques.

"Le nucléaire, c’est l’avenir", crie depuis sa fenêtre un automobiliste à l’encontre des personnes rassemblées pour dénoncer les dangers de l'armement nucléaire, place de la République à Dijon, ce dimanche 7 août 2022.

"Vous voyez, il y a encore du chemin à faire. Beaucoup ne font pas la différence entre l’arme atomique et l’énergie nucléaire", explique un militant. Le chemin de la sensibilisation est encore long mais les activistes ne perdent pas espoir et veulent gagner leur combat.  

Une date symbolique

Du 6 au 9 août 2022, les militants de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), une coalition de plusieurs ONG, mènent différentes actions non-violentes et un jeûne. Des dates qui ne sont pas choisies par hasard : ils veulent rendre hommage aux victimes des bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki en 1945. 

Les militants veulent aussi interpeller le président de la République sur la non-application du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), adopté par 122 Etats à l’ONU et en vigueur depuis 2021.

Les armes nucléaires sont donc illégales au regard du droit international. Le TIAN interdit la possession, la fabrication, l’usage et la menace d’utilisation des armes atomiques. "Chose que la France ne respecte pas ! Le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies (CEA) de Valduc, à quelques kilomètres de Dijon, fait encore de la maintenance de 290 bombes atomiques françaises. Il les modernise avec les Anglais" selon un autre activiste. 

"Une épée de Damoclès" 

Les préoccupations des activistes d'ICAN sont encore plus fortes avec le conflit en Ukraine et plus récemment, les tensions entre la Chine et Taïwan. "Nous avons une épée de Damoclès au-dessus de la tête ! Il faut réfléchir à l'impact énorme que peuvent produire les bombes. C'est absurde et criminel d'être pour cette artillerie", souligne Stéphane, un activiste de la première heure. 

Ces actions se déroulent aussi dans plusieurs villes de France, dont une autre en région Bourgogne Franche-Comté :  Dampierre dans le Jura. Mais aussi à Bordeaux, Épinal, Mont-Saint-Michel et à Tours.

Au-delà de nos frontières, des actions ont lieu à la même date en Allemagne, en Côte d’Ivoire, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande, au Nigéria et au Royaume-Uni. Elles se terminent mardi 9 août 2022 avec des conférences. À Dijon, les actions se finissent par un accueil à la mairie avec une collation de rupture de jeûne dans la salle d'attente des mariages.

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