Bien-être médical : une clinique esthétique ouvre au centre-ville de Dijon

Le groupe "Clinique des Champs-Elysées" inaugure jeudi 15 décembre sa 10ème succursale à Dijon. Un endroit pour prendre soin de soi, et découvrir le "bien-être médical" et la "médecine esthétique". Un secteur en pleine croissance.

C'est une suite logique de déploiement, voulue par le groupe "Clinique des Champs-Elysées". La 10ème clinique créée s'installe en plein cœur de ville de Dijon, rue de la Liberté, une présence très visible qui ne passe pas inaperçue. 

"Un coup de coeur pour le lieu"

Tracy Cohen Sayag

directrice générale du groupe Clinique des Champs-Elysées

A l'origine, la Clinique des Champs-Elysées est une grande structure installée sur les Champs-Elysées à Paris de près de 3000 mètres carrés. Un groupe fondé il y a plus de 30 ans. L'actuelle directrice générale du groupe, Tracy Cohen Sayag, a su développer le secteur du "bien-être médical".

L'implantation à Dijon a été le résultat d'"un coup de coeur pour le lieu, on n'a pas l'habitude de s'installer dans un emplacement assez passant comme celui-là."

Différence entre chirurgie et médecine esthétique

Tracy Cohen Sayag précise qu'"à l'origine, la structure parisienne était spécialisée en chirurgie esthétique (liposuccion, prothèses mammaires, rhinoplastie, lifting...). Petit à petit est venue la médecine esthétique et plus globalement le bien-être médical, avec des traitements pour la peau, pour l'anti-âge, pour l'acné, pour de l'épilation laser, pour de la chute de cheveux, pour des problématiques de cicatrices, de taches, au niveau de la silhouette, de relâchement de peau, de surpoids... L'industrie est très diversifiée."

Il y a 5 ans environ, il y a eu une "révolution industrielle, avec des technologies de plus en plus performantes." La directrice du groupe précise que tous les actes sont "non invasifs, et réversibles. On ne peut pas regretter un acte de médecine esthétique et on peut pratiquement tout traiter."



Un manque de cadre réglementaire pour la médecine esthétique

La France souffrirait d'un manque d'encadrement, "de reconnaissance" du secteur de la médecine esthétique. La directrice du groupe se veut rassurante quant aux jalons marqués dans cette nouvelle voie de la médecine : "On a essayé de prendre de plus en plus la parole, pour s'engager sur la responsabilité autour du secteur avec des médecins qui sont bien formés, avec un cadre parcours patient extrêmement structuré et encadré."

Fort du succès de l'implantation de son premier centre en province, à Lille, en septembre 2019, le groupe en a fait son projet pilote sur 600 mètres carrés pour couvrir tous les secteurs de la médecine esthétique. "Le travail se fait en collaboration avec des chirurgiens esthétiques, pour proposer aux patients des soins plus spécifiques, indique Tracy Cohen Sayag. Soit dans une clinique locale, soit sur Paris, avec des chirurgiens de la structure parisienne."

A Dijon, les praticiens sont deux médecins généralistes qui se sont spécialisés sur les traitements esthétiques proposés aux patients. Tracy Cohen Sayag précise qu'"on a potentiellement un chirurgien, un dermatologue, un gynécologue et un gastro-entérologue qui vont rejoindre l'équipe pour couvrir d'autres traitements qu'on propose sur le surpoids, l'obésité, les problèmes de peau, les problèmes intimes, des problématiques pré/post grossesse."

Un secteur en pleine croissance

Le développement du Groupe Clinique des Champs Elysées s'est accéléré en 2022, pour que Dijon devienne la 10ème Clinique. La cité des Ducs a été retenue suite à une analyse des requêtes sur internet, pour déterminer les villes où la demande est la plus forte. Entre 10 et 15 ouvertures sont prévues en 2023, avec les prochaines quasiment finalisées : Montpellier, Reims, Strasbourg, ou encore Marseille. 

Tracy Cohen Sayag explique en quoi la France avait du retard dans ce domaine : "Il y a eu un problème de réglementation qui a interdit toute communication et toute publicité sur tout le secteur. On commence finalement à assister à la démocratisation du bien-être, on peut se faire plaisir, on peut prendre soin de soi. Ce n'est ni tabou ni négatif, on commence à rejoindre ce qui se passe ailleurs en Europe."

Des tarifs uniques sur toute la France

Les tarifs sont identiques sur toute la France. La fourchette de prix pratiqués reste "un luxe abordable" selon Tracy Cohen Sayag. Par exemple, une épilation laser des aisselles, revient à 60 euros la séance. Un peeling, entre 100 et 150 euros, jusqu'à 250 euros. Une injection de mésothérapie (injection de médicaments dans la peau), environ 350 euros. Des traitements contre de l'acné : 150 euros pour une séance de laser. Certains traitements peuvent aussi dépasser les 1000 euros, "compte tenu de la diversité des soins proposés".

"Je suis pour la diversité des commerces"

Denis Favier, président de la fédération des commerçants et artisans dijonnais Shop In Dijon

La cellule commerciale rue de la Liberté était occupée par une enseigne de prêt-à-porter féminin. Demeurée d'abord vacante, ensuite dans une phase de travaux d'installation, ce n'est que dernièrement que la nouvelle devanture a été révélée. 

Denis Favier, président de la fédération des commerçants et artisans dijonnais Shop In Dijon, se réjouit de l'arrivée de la Clinique des Champs-Elysées : "c'est déjà mieux d'avoir un commerce, quel qu'il soit, plutôt qu'une vitrine fermée. Un local vacant, ce n'est jamais bien. Je suis plutôt pour la diversité, il faut de tout dans un centre-ville pour attirer du monde."

De façon facétieuse, Denis Favier soulève néanmoins une question : "C'est au niveau du client qui rentre dans ce commerce, il sait qu'il sera vu, en tous cas par certains... Alors, certains pourront s'en vanter, mais on peut comprendre une certaine discrétion pour d'autres !"