Campus Comedy Tour : un Dijonnais veut devenir l’étudiant le plus drôle de France

Victor Parnaso a passé son baccalauréat au lycée Charles de Gaulle, à Dijon / © DR
Victor Parnaso a passé son baccalauréat au lycée Charles de Gaulle, à Dijon / © DR

Victor Parnaso fait partie des 5 finalistes de la 7e édition du Campus Comedy Tour. Cet étudiant qui a grandi à Dijon tentera de faire rire le public de la Cigale, samedi 17 mars. Interview.

Par Valentin Chatelier

Le 17 mars est l’apogée d’un long parcours : les étudiants de 27 écoles (principalement de commerce) ont présenté un sketch devant leurs camarades, puis ont été sélectionné comme "meilleur humoriste de l’école". A la suite d’un vote en ligne et de la sélection d’un jury de professionnels, seuls 5 jeunes ont été retenus pour participer à la finale.

Victor Parnaso, 21 ans, a 4 minutes 30 pour tenter de séduire le jury de professionnels.

Celui qui est aujourd’hui étudiant à Grenoble EM, l’école de management de la ville iséroise, a grandi à Dijon : il a passé son baccalauréat au lycée Charles de Gaulle, avant de faire une classe préparatoire au lycée Carnot.

Êtes-vous stressé à quelques jours de jouer à La Cigale ?


C’est forcément un peu stressant, même si pour l’instant je ne m’en rends pas trop compte. On a les répétitions vendredi. Quand je vais rentrer dans la salle vide, ça risque d’être un peu stressant. C’est une salle mythique, ce n’est pas quelque chose que je ferai tous les jours.

Après, ce n’est pas ma toute première scène. J’ai déjà eu ce sentiment-là. Je sais que j’ai juste à passer ma première blague, et après tout devrait bien se passer.


A quand remonte cette envie de faire de la scène ?


J’ai fait ma première scène le 14 mai 2014, l’année de mon bac. J’ai joué à l’occasion d’une soirée de solidarité qui était organisée tous les ans, dans mon lycée, à Dijon. C’est une soirée où il y a de la musique, de la danse, il n’y avait jamais eu d’humour. Je me suis dit : ‘au pire il me reste trois mois à vivre dans le lycée, si je me loupe je peux toujours changer de pays’. Mais finalement ça s’est bien passé.


Trois mois après, j’ai envoyé une vidéo à une scène ouverte à Paris, le Café Oscar. Ils m’ont proposé de venir faire une audition publique. Chaque mardi soir, des humoristes semi-confirmés ou amateurs viennent pour tester leurs blagues devant un public. A la fin, le public vote pour son humoriste préféré : finalement c’était moi. Pour le coup c’était une expérience stressante : c’est à Paris, devant un public restreint – une cinquantaine de personnes -,  sur un sketch que je n’avais jamais testé avant.

J’ai découvert que ça me plaisait vraiment de faire ça. Je n’ai jamais eu envie d’abandonner la scène.

Vous avez toujours aimé faire rire les gens ?


Depuis tout petit j’aime bien faire rire mes potes. En classe j’étais un peu celui qui faisait rire à la fois les élèves et les professeurs. J’avais la chance d’être assez malin pour ne pas me faire mal voir par mes professeurs.

Et même si ce n’est pas du tout la même chose de faire rire un groupe d’amis et un public, au final je me suis rendu compte que les deux me plaisaient vraiment.

© DR
© DR

Cette passion pourrait-elle se transformer en métier ?


Vu le plaisir que ça me procure, ce serait forcément un rêve d’en faire un métier. Mais je sais que c’est très difficile de réussir dans ce milieu, où il y a beaucoup de concurrence. Je m’en suis rendu compte en allant à Paris : il y a des humoristes qui viennent jouer tous les soirs et qui galèrent. Il faut être dans les meilleurs, avoir de la chance et des contacts.

C’est pour ça que je fais une école à côté, pour m’assurer un job. Mais si demain j’ai le choix entre faire une carrière dans la finance et faire une carrière en tant qu’humoriste en gagnant suffisamment pour en vivre, je n’hésiterais pas une seconde.

Campus Comedy Tour permet justement de créer des contacts dans ce milieu ?


C’est une opportunité énorme. Rien que d’avoir organisé le Campus Comedy Tour dans mon école m’a beaucoup apporté. J’ai été en contact avec des humoristes professionnels, des producteurs, des agents. Cette année j’ai fait venir trois humoristes professionnels : Jason Brokerss, Jojo Bernard et Mazine. Je les ai accueillis, ça s’est bien passé, je suis resté en contact avec l’un des trois.


Avez-vous des thèmes préférés pour vos sketchs ?


Quand on débute, on parle de ce que l'on peut. Surtout quand on a 21 ans et qu’on n’a pas énormément d’expériences. Je n’ai pas l’opportunité de parler de mes origines et des clichés, vu que je suis Français, issu de Dijon. Je peux faire des blagues sur Dijon, mais ça ne va pas toucher tout le monde.


Au fur et à mesure de mes scènes, je suis arrivé à trouver là où je suis le meilleur. J’essaie de faire de l’humour d’observation. Dès que j’ai un truc qui me fait rire, je sors mon téléphone et je le note. Quand je veux écrire, je regarde ces notes et je m’en inspire. Du coup, dans mes sketchs je parle de ce qui m’arrive dans la vie, de mes passions. Par exemple mon sketch à la finale du Campus Comedy Tour sera sur la musique. Je fais du piano depuis près de 15 ans.


Vous revenez souvent en Bourgogne ?


Je reviens environ deux fois par mois à Dijon, voire plus. J’ai ma famille et tous mes amis là-bas. Je suis à Grenoble juste pour les études.

A lire aussi

Sur le même sujet

Chalon-sur-Saône : 2 ans de prison dont 1 avec sursis pour l’éleveuse qui a incendié le chien Fudji

Les + Lus