Coronavirus Covid-19 : le préfet de Côte-d'Or répond aux interrogations sur les mesures de restriction

Fabien Sudry, préfet de Côte-d'Or et de la région Bourgogne-Franche-Comté était l'invité du 19/20 de France 3 Bourgogne mardi 13 octobre. Nous l'avons interrogé sur la progression de l'épidémie de Covid-19 et les mesures prises pour limiter la propagation du virus.

Fabien Sudry, préfet de Côte-d'Or et de Bourgogne-Franche-Comté
Fabien Sudry, préfet de Côte-d'Or et de Bourgogne-Franche-Comté © France 3 Bourgogne
• Il y a un mois, nous nous indiquiez que la foire de Dijon pourrait à priori se tenir. Depuis le passage de Dijon en alerte renforcée, on sait qu'elle n'aura pas lieu. C'est vraiment la jauge à 1 000 personnes qui a fait que la décision a été prise ?

Fabien Sudry, préfet de Côte-d'Or et de Bourgogne-Franche-Comté : Oui c'est tout à fait ça. Nous adaptons les mesures à l'évolution de l'épidémie. Plus l'épidémie progresse, plus nous sommes amenés à élever le niveau d'obligation. Et à 1 000 [personnes] c'était compliqué je crois d'organiser cette foire.


• Et pour la fête foraine ?

Pour la fête foraine, je suis plutôt réservé. Nous sommes en discussion avec les forains.


• Ils ont annoncé eux-mêmes l'annulation. Ils ont pris les devants.

Ils ont pris les devants effectivement considérant que c'était difficile à organiser pour eux.


• Il pourrait y avoir une mini fête ?

Je suis en train d'examiner cela en liaison avec eux et avec la ville de Dijon.


• Nous avons reçu un certain nombre de questions sur ce qui est maintenu ou ne l'est pas. La première : pourquoi un salon du mariage aura bien lieu ce week-end à Dijon alors que la foire gastronomique est annulée ?

C'est très simple. Ce qui nous guide c'est d'éviter les brassages de population. Donc les événements importants posent problème. Et par ailleurs éviter les événements pour lesquels les gestes barrières deviennent difficiles.


• Un salon du mariage, avec moins de 1 000 personnes, c'est possible ?

Oui c'est possible avec une jauge inférieure à 1 000 personnes, sans dérogation avec un accord de ma part, mais à la condition qu'il y ait des mesures de précaution et des mesures barrières. Voilà ce qui explique parfois la différence apparente de traitement entre les événements. D'un côté un événement professionnel, de l'autre un événement à caractère festif susceptible de rassembler un public important.
 


• Parlons des événements privés maintenant. Une habitant de Santenay nous a dit : "Je ne peux pas louer une salle pour un mariage ou pour un anniversaire. En revanche ce week-end, il y a eu un cocktail de plus de 100 personnes dans ma commune, un rassemblement de voitures de luxe qui s'est tenu". Que s'est-il passé ? C'est une dérogation qui permet d'autoriser un cocktail ?

Je ne connais pas cette situation mais cette différence de traitement me paraît effectivement devoir interroger.


• Il n'y a pas eu de demande de dérogation pour un cas précis comme celui-ci ?

Normalement si. Il faut que je regarde cette situation. Ce que vous me présentez m'interroge. J'ai été amené à interdire les rassemblements familiaux à caractère festif dans toutes les salles polyvalentes. Donc ce que vous dites, présentant une manifestation privée à caractère festif m'interroge. Elle n'aurait pas dû avoir lieu à mon avis.


• L'alerte renforcée dans l'agglomération dijonnaise est jusqu'au 25 octobre. Les derniers chiffres de l'Agence régionale de santé sont très mauvais aussi pour la Saône-et-Loire. Est-ce qu'un département peut être placé totalement en alerte renforcée. Ou est-ce que ce ne sont que des métropoles ? 

Non, d'autres départements peuvent être placés en alerte renforcée. Cela dépend des indicateurs. Je n'ai pas d'informations particulières sur la Saône-et-Loire, mais le gouvernement suit la situation département par département. 

Ce sont les métropoles qui avaient jusqu'ici les niveaux de circulation de l'épidémie les plus élevés. Mais je vois que dans des départements plus dispersés, avec des villes plus petites, le virus circule aussi. La Saône-et-Loire a dépassé la Côte-d'Or sur le taux d'incidence, même s'il est plus élevé encore sur l'agglomération de Dijon aujourd'hui.
 
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