Dijon : 27 postes menacés chez Procter & Gamble

27 postes sont menacés à Dijon sur le site de Procter & Gamble, selon l'intersyndicale, où la multinationale emploie 80 personnes. Le site appartenait précédemment à l'allemand Merck et a changé de mains en 2018.
À Dijon, l’inquiétude est vive chez Procter & Gamble (P&G). 27 postes doivent être supprimés selon l’intersyndicale suite à un plan social annoncé cet été.

"Le PSE [plan de sauvegarde de l'emploi] est en négociation avec les organisations syndicales qui s’opposent à ce plan décidé par le centre névralgique et décisionnaire de l’activité Procter en Europe basé à Genève", indique l'intersyndicale CFDT-FO-SUD dans un communiqué daté de mardi 15 septembre.

Le site dijonnais emploie environ 80 personnes et abrite des services administratifs. Il a changé de mains en 2018, avec le rachat par l'américain Procter & Gamble des activités santé grand public de l'allemand Merck.
 

"Protéger la compétitivité", selon l'entreprise

La direction de l'entreprise précise dans une déclaration que la restructuration "n’est à ce stade qu’un projet en cours de négociation et de consultation". Selon elle, la nouvelle organisation envisagée "viserait à protéger la compétitivité et par là-même la pérennité de l’entreprise sur un marché français de plus en plus concurrentiel".

P&G détient de nombreuses marques : Pampers, Ariel, Gilette, Oral-B ou encore Vicks pour n'en citer que quelques unes. Porté par une hausse de la consommation de produits ménagers ainsi que pour les produits de santé et de nettoyage de la peau pendant la pandémie, le chiffre d'affaires de la société a augmenté de 4% d'avril à juin pour atteindre 17,7 milliards de dollars.

Pour l'année fiscale en cours, P&G s'attend à une croissance de son chiffre d'affaires de 1% à 3% et de son bénéfice ajusté par action de 3% à 7%.
 
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