Dijon : action des salariés d'Enedis devant le siège départemental

Des salariés d'Enedis manifestaient depuis six heures devant le siège départemental d'Enedis à Dijon ce jeudi 23 janvier. Ils étaient présents pour protester contre la réforme des retraites, et sont aussi en soutien de deux de lors collègues de Dordogne placés en garde à vue hier.
Les salariés et syndicalistes sont à l'entrée du bâtiment Boulevard Kennedy à Dijon
Les salariés et syndicalistes sont à l'entrée du bâtiment Boulevard Kennedy à Dijon © FTV

Une cinquantaine de syndicalistes CGT et salariés étaient présents pour protester contre la réforme des retraites voulue par le Gouvernement.
D'autres syndicalistes étaient venus aussi en soutien aux deux agents Enedis de Dordogne qui ont été placés en garde à vue hier puis relâchés.
Ces deux agents sont à l'origine d'une coupure "sauvage" le 10 janvier d'un site industriel classé Seveso (entreprise Interspray à Neuvic) en Dordogne. Enedis et l'entreprise avaient porté plainte contre les agents auteurs de la coupure.

Sur la raison de ce blocage du site de Dijon, David Claves, secrétaire général CGT énergie 21, s'explique : "C'est aussi symbolique, on est dans le soutien. Comme le mouvement est plutôt long, on est contre la criminalisation du mouvement syndical. On a des collègues qui ont été mis en garde à vue, c'est un truc un peu global quoi."

Elie Lambert, secrétaire de l'Union Syndicale Solidaires de Côte-d'Or, qui est venu en soutien des agents CGT, commente la garde à vue des agents de Dordogne  : "C'est une provocation évidemment du gouvernement, qui dit entre autres que ce seraient des actes de délinquance. Alors que ce n'est pas du tout des actes de délinquance., Ils ont une démarche politique, et la politique en contre la réforme des retraites , et contre l'ensemble des réformes qui ont été mises en place par Edouard Philippe et le gouvernement de Monsieur Maron."
Le piquet de grève devant le siège d'Enedis, jeudi 23 janvier
Le piquet de grève devant le siège d'Enedis, jeudi 23 janvier © FTV

Coupures sauvages
Depuis le début du mouvement de protestation, ça et là, des coupures de courant sauvages ont eu lieu en France, ciblant des entreprises ou des zones très précises.
Par exemple, le 17 décembre en Saône-et-Loire, des agents d'Enedis avaient, pendant près de deux heures, coupé l’électricité à la Zac du parc d’activités Val Bourgogne à Sevrey (qui abrite notamment les entreprises Rhénus logistics, le Pôle moto ou le géant Amazon).
Des coupures étaient survenues aussi à Auxerre en centre-ville, le 17 décembre.
D'autres agents Enedis ont été placés en garde à vue : deux à Orléans, trois à Bordeaux.
Les salariés et syndicalistes se trouvent devant l'établissement depuis 6 heures
Les salariés et syndicalistes se trouvent devant l'établissement depuis 6 heures © FTV

Le reportage de Caroline Jouret et Gabriel Talon
Intervenants : 
Dijon : blocage site Enedis Dijon
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