Dijon : le chanteur de reggae mâconnais Williams Brutus donne un concert gratuit à la Maison-Phare

Son premier album "L'estère" est dans les bacs depuis février 2018. / © Koria
Son premier album "L'estère" est dans les bacs depuis février 2018. / © Koria

Williams Brutus, chanteur de reggae mâconnais né à Haïti, donne un concert gratuit à la Maison-Phare de la Fontaine d’Ouche à Dijon jeudi 12 avril 2018. Ses airs métissés témoignent de son parcours personnel et racontent la misère de son pays natal.

Par Charlotte Meunier

Williams Brutus est né en Haïti dans les Antilles. Sa famille, très pauvre, se résout à le confier à un orphelinat. A l’âge de 5 ans, il est adopté par une famille mâconnaise. Il entre rapidement au conservatoire de musique où il apprend la batterie et la guitare.

En 2007, il forme un duo nommé SAÏ. Le groupe se sépare 7 ans plus tard. C’est l’occasion pour Williams Brutus de retourner pour la première fois en Haïti, à l’âge de 29 ans.

« J’ai été bouleversé de rencontrer des membres de ma famille et de les voir comme des étrangers. C’était très troublant mais à la fois enrichissant, raconte-t-il. Cette connaissance de mes racines me permet de mieux voir l’avenir. »

De retour en France, il écrit son premier album en quelques semaines.

Reportage de Maryline Barate, Quentin Cézard, Yoann Danjou, Patrick Jouanin et Pascal Rondi
Avec Williams Brutus, auteur-compositeur-interprète

Un reggae métissé et engagé


Son truc, c’est le reggae. Un reggae aux sonorités pop et soul avec une pincée de rap. Des notes de kora, un instrument à cordes d'Afrique de l'Ouest, viennent aussi métisser certains de ses morceaux.

A travers cet opus, il a voulu rendre hommage à sa terre natale et aux conditions de vie du pays qui l’ont bouleversées. Il a vu la misère, les malades rongés par la lèpre, les gens affamés… L’album s’appelle « L’estère » en référence à sa ville natale en Haïti.

Trois ans ont été nécessaires à la réalisation de ce premier album. Il a fallu trouver un label, entrer en studio, enregistrer, masteriser, tourner des clips… "L’estère" est désormais dans les bacs depuis février 2018.

Le jeune artiste joue sur la diversité des genres. Il alterne les chansons engagées sur Haïti, les chansons d’amour et des reprises étonnantes comme "Girls just want to have fun" de Cyndi Lauper.


Un concert gratuit à la Maison-Phare


Il donnera un concert gratuit à la Maison-Phare de la Fontaine d’Ouche à Dijon jeudi 12 avril 2018 à 20h00. Un concert qui se jouera à guichet fermé.
Il est également à l’affiche de la "Lyon reggae party", au Transbordeur de Villeurbanne, le 18 avril 2018.

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