Dijon : une étudiante est morte d’une infection invasive à méningocoque

© Licence CC by Pixabay
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Un cas d'infection invasive à méningocoque a été signalé le 20 octobre 2016 à l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Bourgogne Franche-Comté. Il s’agit d’une étudiante, âgée de 20 ans.

Par B.L.

L'étudiante, qui était en 3e année de licence à la faculté de droit de Dijon, est décédée jeudi 20 octobre au Centre Hospitalier de Dijon.
L'ARS a identifié toutes les personnes ayant eu des contacts proches et répétés avec cette étudiante depuis le 12 octobre 2016 dans son entourage familial et amical. Ces personnes ont toutes été informées directement par l'ARS et ont reçu un traitement antibiotique préventif de courte durée.

"Le recensement des contacts au sein de l’université a été mené en lien avec le Centre Médical de Prévention et de Santé Universitaire (CPSU) de Dijon. Le CPSU contacte directement tous les étudiants des 3 groupes de travaux dirigés auxquels l’étudiante a participé pour évaluer la nécessité d’un traitement préventif de courte durée", précise l’ARS qui déclare que l’extension de ces mesures préventives à une population plus large n’est pas recommandée.

Quel est le risque de transmission du méningocoque ?

"Le méningocoque est un germe qui se transmet de personne à personne par les gouttelettes de salive. Le risque de transmission entre la personne infectée et une autre personne est faible.
Ce germe est très fragile et ne survit pas dans l’atmosphère. Il n’y a donc pas lieu de prendre des mesures particulières de désinfection ou de fermeture des locaux, et le traitement antibiotique préventif doit être réservé aux sujets ayant été en contact étroit, rapproché et prolongé avec la personne infectée dans les 10 jours ayant précédé l'apparition des signes cliniques.

Les infections invasives à méningocoque sont des maladies rares en France (environ 700 cas par an). La méningite est la forme la plus fréquente. Elle se traduit par une fièvre, des maux de tête, une raideur de nuque accompagnée souvent de vomissements et d’une gêne à la lumière. Devant ces signes il faut consulter rapidement un médecin", conclut l’ARS.

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