Dijon : Gvantsa, lycéenne menacée d’expulsion, a été régularisée

La situation de Gvantsa a été régularisée, après un nouvel examen de sa situation par la préfecture.
La situation de Gvantsa a été régularisée, après un nouvel examen de sa situation par la préfecture.

Gvantsa Pkhikidze a 19 ans. La jeune femme, originaire de Géorgie, est scolarisée dans un lycée de Dijon. Elle était menacée d'expulsion et de nombreuses voix s'étaient élevées pour qu'elle reste en France. Après réexamen, la préfecture a régularisé sa situation.

Par M. F.

Gvantsa Pkhikidze a 19 ans. La jeune lycéenne originaire de Géorgie fait cette année sa rentrée en classe de terminale au lycée Hippolyte Fontaine de Dijon. Samedi 24 août, elle a été interpellée alors qu'elle pointe au commissariat. Elle est aussitôt conduite au centre de rétention de Metz (Moselle), dernière étape avant son expulsion vers la Géorgie.

Après cinq jours à Metz, la cour d'appel de Metz décide sa libération le 28 août pour des raisons de procédure. Mais cette décision ne réglait pas l'affaire sur le fond. Alors que la justice devait statuer le 10 septembre sur son sort, le préfet a pris les devants et l'a régularisée, mercredi 4 septembre, la jeune femme a pu obtenir un visa d'études d'un an renouvelable. L'information nous a été confirmée ce jeudi 5 septembre par les services de l'État.
 

7 000 signatures de soutien

Gvantsa est arrivée en France en 2010 avec son père. Il épouse une Française et obtient alors un titre de séjour, contrairement à Gvantsa qui reste en situation irrégulière. Les services de l'État considèrent alors que ses liens familiaux restent en Géorgie.

Un point que réfute Paul Garrigues, le président de la Ligue des droits de l'homme de Côte-d'Or. "Son père vit en situation régulière, en ayant un CDI en tant que conjoint d'une Française. Elle a son beau-frère qui est en France, son compagnon qui en France. Elle y a sa vie, ses enseignants, ses amis. Elle a tous ces liens importants aujourd'hui en France. Le préfet peut parfaitement la régulariser et il faut qu'il le fasse"nous expliquait-il fin août.

Une pétition en ligne réclamait sa régularisation. Après plus de 7 000 signatures de soutien, la préfecture a donc réexaminant son cas et décidé de sa régularisation. Pourtant la victoire est amère pour les associations. Mardi, Quadri, un de ses camarades de lycée, jeune Nigérian en France depuis 6 ans, a été arraché à sa famille et immédiatement mis dans un avion pour son pays de naissance. Il venait d'obtenir le bac et s'apprêtait à rentrer en BTS.
 

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