• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ÉCONOMIE
  • DÉCOUVERTE
  • JUSTICE
  • SPORT

Dijon : un millier de fonctionnaires dans les rues pour défendre leur statut

A Dijon, comme un peu partout en France, des agents de la fonction publique ont défilé dans les rues de Dijon jeudi 9 mai 2019 pour protester contre un projet de réforme de leur statut. / © Rodolphe Augier
A Dijon, comme un peu partout en France, des agents de la fonction publique ont défilé dans les rues de Dijon jeudi 9 mai 2019 pour protester contre un projet de réforme de leur statut. / © Rodolphe Augier

Pompiers, enseignants, greffiers, infirmiers, employés des finances publiques … A Dijon, comme un peu partout en France, des agents de la fonction publique ont défilé dans les rues de Dijon jeudi 9 mai 2019 pour protester contre un projet de réforme de leur statut.
 

Par B.L.

Environ 1 000 agents de la fonction publique ont répondu à l’appel des neuf syndicats de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, FA-FP, CFE-CGC, CFTC). Des syndicats qui dénoncent une réforme aux conséquences "très graves", notamment pour la qualité du service rendu aux citoyens.

"On est là pour dire au gouvernement que la fonction publique, c’est très important. Un fonctionnaire ce n’est pas un rond de cuir qui est assis toute la journée. C’est aussi la personne qui va nettoyer la rue, qui va garder vos enfants, qui va se lever aux aurores pour que vous puissiez rouler quand il y a de la neige, c’est le policier, l’infirmier et tous les agents territoriaux qui aujourd’hui souffrent", dit Vincent Beudet, secrétaire général adjoint CFDT Interco 21.

 



Les syndicats reprochent au gouvernement de vouloir passer "en force" et l'accusent de vouloir une fonction publique alignée sur les règles du secteur privé, au détriment du statut de fonctionnaire et de l'indépendance des agents à l'égard du pouvoir.
Le projet de loi prévoit notamment un recours accru aux contractuels, la possibilité de ruptures conventionnelles, des mesures pour "favoriser la mobilité" des agents, etc.

Le texte sera examiné par l'Assemblée nationale en première lecture à partir du lundi 13 mai. Le gouvernement souhaite le faire adopter avant l'été et l’appliquer à partir du 1er janvier 2020.

De leur côté, les syndicats préviennent que cette journée n’est "qu'une étape" et annoncent qu’ils resteront mobilisés "dans la durée".

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Dole : du foot mixte au lycée

Les + Lus