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Dijon : la vidéo de la violente agression dans une station-service

La violente agression du 10 septembre 2018 s'est déroulée sous les yeux de nombreux témoins.
La violente agression du 10 septembre 2018 s'est déroulée sous les yeux de nombreux témoins.

EXCLUSIF. Lundi 10 septembre, un homme en voiture est arrêté sur les pistes de l'aéroport de Lyon. Quelques heures plus tôt, il avait volé le véhicule à Dijon dans une violente agression. Les images de la vidéosurveillance montrent l'absence totale de réaction des témoins présents.

Par B. L.

Un Dijonnais de 31 ans a été arrêté, gardé à vue, puis hospitalisé d'office à Lyon mardi 11 septembre 2018. 

La veille, en début de matinée, il avait volé une Mercedes à la station-service Leclerc, près d'Ikea, à Dijon. Puis, il s’est enfui à bord de cette voiture. Après une folle course poursuite, il a été arrêté par les forces de l’ordre sur les pistes de l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry.

Cet homme, qui n' a pas d'antécédents judiciaires, a fait preuve d’une grande violence lorsqu’il a dérobé la Mercedes à la station-service Leclerc, à Dijon. Pendant de longues minutes, l'agresseur s'acharne sur le conducteur de la Mercedes. Autour, les autres automobilistes ne réagissent pas. 

Le propriétaire de la voiture volée n’était pas présent sur les lieux. C’est son collaborateur qui a été attaqué par le forcené. Mais il s'indigne de l'absence de réaction de ceux qui étaient à la pompe à ce moment là.

Il a choisi de transmettre les images de la vidéosurveillance de la station en exclusivité à France 3 et franceinfo.
 
Dijon : la vidéo de la violente agression dans une station-service
EXCLUSIF. Lundi 10 septembre, un homme en voiture est arrêté sur les pistes de l'aéroport de Lyon. Quelques heures plus tôt, il avait volé le véhicule à Dijon dans une violente agression. Les images de la vidéosurveillance montrent l'absence de réaction des nombreux témoins présents. - France 3 Bourgogne - Pauline Ringenbach
 

"L'attaque a duré plus de 10 minutes et personne n’a bougé"

"Pendant 11 minutes, mon collaborateur dit "Aidez-moi, aidez-moi". Pendant 5 minutes, il dit "Mettez une voiture devant". L’homme n’avait pas de couteau, il l’a découpé avec la clé de sa voiture. Là, à une station-service qui est blindée de monde à 9h du matin, on voit un artisan qui le regarde, il met de l’essence dans sa camionnette, il part, il voit l’accident, il voit mon collaborateur se faire percuter, on voit le corps voler. L’artisan, il regarde, il remet la première et il s’en va. C’est inacceptable", déclare le propriétaire de la voiture.

"Je vais porter plainte pour non-assistance à personne en danger, car personne n’a bougé".
 
Le reportage de Sylvain Bouillot, Romain Liboz et Philippe Sabatier avec Jérôme Meunier, propriétaire de la voiture volée

 

"L'attaquant n'était pas seul, ils étaient deux" 


"L’homme qui a agressé mon collaborateur est venu vers lui et lui a demandé comment on démarrait la voiture. Mon collaborateur lui a dit "Je ne comprends pas votre question". Le forcené lui a alors répondu : "Vous parlez mal à Dieu, je suis un enfant de Dieu" et il est passé à l’attaque.  

Après, les images montrent la violence de l’attaque et l’inaction des gens. Il met 5 minutes pour trouver la boite de vitesse, 5 minutes pour la mettre en route, puis il prend l’autoroute pour aller à Lyon et la suite, on la voit sur tous les écrans de télé où on nous dit que "c’est un déséquilibré"
, dit le propriétaire de la voiture.  

Par ailleurs, assure le possesseur du véhicule volé, "c’est trop facile de dire c’est un déséquilibré, car il n’était pas seul. Ils étaient deux à rester sur la station pendant une demi-heure pour trouver une voiture". 

A noter que cette indication est démentie par Jean-Luc Chemin vice-procureur dijonnais,  qui déclare que l'homme aurait agi seul sans aucune complicité lors de l'agression à la station-service.


Le forcené a été hospitalisé d'office. Cet homme de 31 ans, sans antécédents judiciaires, habite le quartier des Grésilles, à Dijon.

Une expertise psychiatrique a conclu que son état n'était pas compatible avec la garde à vue, qui a donc été levée. Il a "fait l'objet d'une mesure d'hospitalisation sous contrainte", selon l'AFP.
 

Le reportage de Sylvain Bouillot, France 3 Lyon et Philippe Sabatier avec Marc Cimamonti, procureur de la République de Lyon

 

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