Dijon : le port du masque dans la rue pas obligatoire pour l'instant, mais reste "à l'étude"

De plus en plus d’agglomérations rendent obligatoire le port du masque. Mardi,le Premier ministre a appelé les préfets à étendre la mesure. Ce mercredi 12 mars, la préfecture de Côte précise que cette obligation n'est pas d'actualité pour l'instant, mais reste à l'étude à Dijon.
 

Le port du masque était déjà obligatoire dans les rues du centre-ville de Dijon.
Le port du masque était déjà obligatoire dans les rues du centre-ville de Dijon. © Guillaume Desmalles - France Televisions
Un "plan d'action" sera mis en place à l'échelle de la métropole en cas de rebond de l'épidémie de Covid-19. C'est pour l'instant la seule annonce qui ressort de la réunion qui s'est tenue hier en préfecture avec les élus de Dijon métropole et l'agence régionale de Santé. 

Quatre sécnarios de reprise sont envisagés. Mais pour l'instant, élus et services de l'Etat n'ont pas décidés de la mise en place de nouvelles mesures.
 

L'obligation du port du masque reste "à l'étude"

Une liste de mesures graduées doit être mise en place en fonction de chaque scénario épidémique. "Parmi l'ensemble des mesures possible figure l'obligation du port du masque dans l'espace public, y compris en extérieur". La mesure n'est pas d'actualité en Bourgogne. "Cette mesure est actuellement à l'étude en association avec les maires, afin de contribuer à freiner le rebond de l’épidémie."

"Dès que cela apparaîtra nécessaire les dispositions seront prises sans délai" précise également le communiqué de la préfecture. 
 

Le Premier ministre plus alarmiste

Mardi 11 août, le Premier ministre, Jean Castex, en visite au CHU de Montpellier, avait pourtant annoncé qu'il allait "demander aux préfets de se rapprocher des élus locaux pour étendre le plus possible l'obligation du masque dans les espaces publics extérieurs." 
 
A la veille de la réunion en préfecture, la mairie de Dijon s'était montrée moins pressée. "Si effectivement, le taux de reproduction du virus accélère et qu’il est pertinent de prendre cet arrêté, on le prendra. Enfin la préfecture le prendra" expliquait Nathalie Koenders, 1ère adjointe à la mairie de Dijon qui renvoyait la décision aux services de l'Etat. 

Reste la question du contrôle de ces mesures en cas d'obligation selon Nathalie Koenders. "Maintenant, il faudra que l’on se donne des moyens de le faire appliquer et respecter." Mardi, le Premier ministre Jean Castex a également annoncé un renforcement des contrôles, "pour s'assurer de l'effectivité des mesures". Là aussi, ce seront les préfets qui devront établir un plan de contrôle.


Dijon parmi les 20 "points de difficulté pour septembre"

Vendredi 7 août, l'ARS de Bourgogne-Franche-Comté avait alerté sur un rebond des nouveaux cas de contamination, "le plus élevé" depuis la sortie du confinement dans la région. Elle appelait une nouvelle fois au respect des gestes barrières.

"Vingt grandes métropoles françaises seront un point de difficulté pour septembre." C'est ce estime par ailleurs le président du Conseil scientifique, le professeur Jean-François Delfraissy dans une interview accordée à nos confrères d'Europe 1 le lundi 10 août. Parmi ces villes : Dijon, Paris, Marseille, Toulouse mais aussi Nîmes, Angers ou encore Villeurbanne.

"Nous allons être particulièrement attentifs et nous avons en tête l'idée que se mette en place une réflexion avec les grandes métropoles pour anticiper les mesures à prendre pour la rentrée de septembre" explique le professeur Delfraissy. Cela veut-il dire le port du masque obligatoire dans l'espace public ? "Le Conseil scientifique n'est pas là pour donner des données précises, il est là pour donner de grandes orientations" répond le médecin.

 
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