Dijon proposée par la France pour accueillir le siège de "l'ONU du vin" : "c'est une grande fierté" dit le maire

Dijon (Côte-d'Or) a été proposée ce 12 juillet pour l'accueil de l'Organisation internationale du vin en France au cours de l'Assemblée générale de l'instance. La décision finale doit être rendue en octobre 2021. Le maire de Dijon, François Rebsamen, évoque une "grande fierté".
L'hôtel Bouchu d'Esterno dans lequel l'OIV devrait s'installer à Dijon.
L'hôtel Bouchu d'Esterno dans lequel l'OIV devrait s'installer à Dijon. © Sébastien Letard / France Télévisions

Ce lundi 12 juillet, Dijon a été proposée par l'État français à l'Organisation internationale du vin (OIV) pour accueillir le siège de cette "ONU du vin". La ville était donnée favorite face à ses concurrentes Bordeaux et Reims.

La bataille n'est pourtant pas encore gagnée pour la capitale des Ducs de Bourgogne. Si sa candidature a été retenue, elle doit encore être approuvée à l'unanimité par les 48 états membres de l'OIV. Et l'opposition est de taille, puisque l'autre ville encore dans la course est Rome. Cette décision doit être rendue en octobre 2021.

Lors de l'Assemblée générale, c'est le secrétaire d'État chargé du Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne, dont les grands-parents étaient Bourguignons, qui officialisé la candidature dijonnaise.

François Rebsamen, le maire de Dijon, se félicite de la décision du Gouvernement. Selon lui,  la candidature dijonnaise disposait d'atouts qui lui ont permis de prendre le pas sur ses concurrentes. "On a su mobiliser l'ensemble du monde du vin, d'Aubert de Villaine à François Labet, et puis le monde universitaire parce qu'il y a une chaire Unesco vignes et vins à l'université de Dijon."

Il met également en avant la proximité entre l'hôtel Bouchu d'Esterno, qui devrait accueillir le siège de l'OIV s'il s'installe à Dijon, et la future Cité internationale de la gastronomie et du vin. "Les deux bâtiments se trouvent à 200 mètres. La ville va devenir une espèce de capitale mondiale du vin et des recherches qui sont faites sur le vin."

"C'est une grande fierté, et maintenant il faut convaincre définitivement l'ensemble des 48 pays", conclut-il. "Ce serait une vraie chance parce qu'il y a très peu d'organisations internationales qui se délocalisent. Je dis merci au Gouvernement d'avoir retenu notre dossier."

L'OIV et la France, une histoire de longue date

Depuis sa création en 1924, l'OIV est hébergée par la France. En 2019, après près de 25 ans passés dans un immeuble situé rue d'Aguesseau à Paris, le siège de l'instance a été contraint de déménager. En cause, un réaménagement des locaux dans lesquels elle se trouvait.

L'organisation a depuis établi ses quartiers dans le 8ème arrondissement près du Parc Monceau. "Ce siège, pratique et moderne pour une période transitoire, ne répond pas à tous les besoins", écrit l'OIV.

C'est dans ce contexte que l'État français a sollicité son patrimoine immobilier en régions pour trouver un nouveau siège à "l'ONU du vin". Dijon, Bordeaux et Reims avaient alors répondu à cet appel.

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