Dijon : la ville favorite pour accueillir le siège de "l'ONU du vin"

Le siège de l’Organisation internationale du vin sera installé à Dijon. L’annonce ne sera faite que lundi 12 juillet, mais la rumeur la capitale bourguignonne est déjà donnée gagnante par certains. Dijon était en compétition avec Bordeaux et Reims. Un rebondissement est encore possible.
L'hôtel Bouchu d'Esterno dans lequel l'OIV devrait s'installer à Dijon.
L'hôtel Bouchu d'Esterno dans lequel l'OIV devrait s'installer à Dijon. © Sébastien Letard / France Télévisions

Dijon bientôt hôte de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) ? C'est ce que laisse entendre le titre de presse Sud Ouest dans un article paru ce mercredi 7 juillet. Selon le journal, la capitale des Ducs de Bourgogne serait la ville proposée par l'État français pour accueillir le siège de "l'ONU du vin".

"Il n'y a plus de suspense, c'est plié pour Bordeaux", précise une source restée anonyme dans les pages du quotidien, même si rien n'a été rendu officiel pour le moment.

A Bordeaux, on évoque une décision politique

Pour accueillir l'OIV, Dijon avait proposé l'hôtel Bouchu d'Esterno lors de l'annonce de sa candidature le 15 juin dernier. Ce bâtiment classé monument historique de plus de 2000 m² est situé en plein centre-ville. Il se trouve également à deux pas de la future Cité internationale de la gastronomie et du vin dont l'ouverture est prévue en 2022. Un cadre idéal, mais selon Sud Ouest, le choix de privilégier la candidature dijonnaise est surtout politique.

"Sur la qualité des dossiers, Bordeaux avait des atouts supplémentaires, mais il y a le reste", peut-on lire dans l'article. Selon le quotidien, c'est la proximité entre le maire de Dijon François Rebsamen et Emmanuel Macron qui a été décisive. "Dans la perspective de 2022, Emmanuel Macron le couve [François Rebsamen] avec intérêt. Suffisamment pour lui offrir l'OIV ?", était-il écrit dans un article précédent.

A Dijon, on accueille la nouvelle avec réjouissance

La mairie n'a pas encore souhaité s'exprimer sur cette affaire. "On ne peut ni confirmer, ni infirmer. Il faut attendre lundi et l’Assemblée générale de l’OIV", fait-on savoir.

Pour le secteur de l'hôtellerie et de la restauration en revanche, l'arrivée annoncée de l'OIV à Dijon est accueillie avec un grand enthousiasme.

"Si cela se confirme, c'est une excellente nouvelle pour l'ensemble du secteur", témoigne Patrick Jacquier, propriétaire de l'Hôtel la Cloche. "Je crois que ce sera une notoriété encore plus forte pour la ville. Et puis toutes les études qui vont être faites sur le vin, et donc les séminaires, réunions et colloques qui auront lieu bénéficieront aux infrastructures hôtelières et de la restauration."

Un avis partagé par Jean Battault. "Je suis absolument ravi si Dijon gagne", se réjouit le président de Dijon Congrexpo. "J'espère que ça sera confirmé."

Cette confirmation ne devrait pas se faire attendre... à moins qu'un rebondissement de dernière minute ne se produise. L'État choisit en effet quelle ville, parmi Bordeaux, Reims et Dijon, sera proposée aux états membres de l'OIV pour l'accueil du siège. Mais cette proposition doit être adoptée à l'unanimité par les 48 pays appartenant à l'organisation. Même si Dijon est favorite, un retournement de situation n'est pas impossible.

Réponse lors de la prochaine Assemblée Générale de l'OIV le 12 juillet. 

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