Dijon sur la piste d'un traitement contre le coronavirus

Les laboratoires privés de la commune, en lien avec des scientifiques de Grenoble, participent à une étude concernant les effets d’un complément alimentaire sur les plus de 60 ans dans l’évolution de la Covid-19.

Le but de l'étude est de fournir suffisamment de données sur l'efficacité de l'hydrogène contre la Covid d'ici avril.
Le but de l'étude est de fournir suffisamment de données sur l'efficacité de l'hydrogène contre la Covid d'ici avril. © IP3 PRESS/MAXPPP

Les laboratoires privés dijonnais et des scientifiques de Grenoble s’associent pour trouver un traitement contre la Covid-19 destiné aux patients de plus de 60 ans. Une étude clinique menée par le laboratoire TIMC du CNRS vise ainsi à jauger l’efficacité de soins à base d’hydrogène, ingéré sous forme de complément alimentaire à boire pendant 21 jours.

Dans un communiqué du 27 janvier dernier, l’URPS Biologistes Bourgogne-Franche-Comté avance que l’hydrogène posséde des "propriétés anti-oxydantes démontrées, qui ont été utilisées dans la prise en charge des formes graves en Chine".

Par les actions de l’hydrogène, nous souhaitons réduire les effets de fatigue, de sensation d’essoufflement ou l’aggravation de la maladie.

Laboratoire TIMC

Dans le détail, la molécule pourrait empêcher les réactions inflammatoires, causant souvent des complications du coronavirus. "Notre hypothèse est que l’ingestion, le plus tôt possible au début de la Covid-19 […] permettrait de réduire les complications chez des patients de plus de 60 ans", explique l'URPS Biologistes Bourgogne-Franche-Comté.

450 volontaires espérés

L’étude concerne alors des sujets présentant des symptômes légers et pris en charge à domicile. Au total, ce sont 450 volontaires qui sont appelés à participer à la recherche clinique, dont l'objectif est d’aboutir à une conclusion fiable d’ici le mois d’avril 2021. Les sujets souhaitant contribuer peuvent appeler le 04.76.76.50.40.

La recherche a déjà débuté à Dijon le 1er février, et à Grenoble, mais aussi Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar depuis le 22 janvier dernier.

"Une des originalités du protocole sera que les visites d’inclusion se feront par téléconsultation". Concrètement, chaque volontaire recevra une invitation pour une consultation à distance avec un médecin pour vérifier qu’il correspond bien aux critères de l’étude. Le patient ingère ensuite le complément alimentaire deux fois par jours pendant trois semaines. Une deuxième téléconsultation est alors organisée dix à quatorze jours plus tard afin d’évaluer l’évolution de la pathologie.

Des contacts téléphoniques à 1, 3, 6 et 12 mois permettront de mieux connaître l’évolution à moyen et long terme de cette maladie et d’évaluer l’impact de l’hydrogène sur cette évolution.

URPS Biologistes Bourgogne-Franche-Comté

L’ingestion du complément alimentaire ne représenterait aucun risque pour les patients selon les spécialistes de l’étude qui recherchent toujours des volontaires.

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