Dijon : une association casse les préjugés autour des chiens des rues

Ce vendredi 22 octobre, les associations Unis-Cité de Dijon et Les Ateliers Yoka ont organisé un "chantier solidaire". Le but de cet événement était de sensibiliser des jeunes en service civique aux conditions de vie des chiens des rues.

Ce vendredi 22 octobre à Dijon, les associations Unis-Cité et Les Ateliers Yoka ont organisé un chantier solidaire qui a rassemblé une centaine de personnes. A travers cet événement, l'objectif était de sensibiliser les jeunes de 16 à 25 ans en service civique à la problématique des chiens des rues.

Une lutte contre les préjugés et les peurs autour des chiens des rues

La thématique de ce rassemblement est chère à Marine Dupré, présidente de l'association Les Ateliers Yoka. Elle a elle-même vécu plusieurs années à la rue et connaît parfaitement les problématiques liées aux conditions de vie des sans-abris et de leurs animaux.

"Ça me tient vraiment à cœur de parler des chiens de la rue", témoigne-t-elle. "J'ai moi-même eu quatre chiens quand j'étais sans domicile fixe. Lorsqu'on est à la rue, on se rassure en prenant des animaux. C'est un véritable soutien."

Selon elle, il existe encore beaucoup de préjugés et de peurs autour de ces animaux, qui ont pourtant des besoins.

"Au cours de la journée, j'ai pu donner des clés à certains jeunes qui avaient des phobies", poursuit-elle. "D'autres pensaient que les chiens étaient sales ou méchants. On a pu parler de tout ça dans les ateliers pour libérer la parole. Casser les préjugés, c'est important, ça nous permet de créer de la cohésion sociale, et donc d'apporter plus d'aides aux animaux et aux personnes."

Parmi les ateliers proposés, les participants ont pu prendre part à des sessions de fabrication de vêtements de pluie pour les chiens, conçus à partir de vieux parapluies.

Des jeunes qui ont envie d'aider

L'association Unis-Cité réunit des jeunes de toute la France, de tous milieux sociaux et de toutes origines. Leur point commun : la volonté de s'engager par solidarité pour aider les autres.

"J'ai voulu participer à cette journée parce que j'aime aider les gens", explique Jérémy Cappa, un jeune en service civique présent aux ateliers. "Quand je vois quelqu'un qui a besoin d'aide, je vais l'aider, parce que je trouve que c'est ce que je dois faire. C'est d'autant plus important après le confinement où les gens ont été enfermés, ça fait de la compagnie."

A l'instar de Jérémy, plus de 25 000 jeunes souhaitant lutter contre l'exclusion sociale ont déjà effectué un service civique à l'Unis-Cité, depuis le lancement de ce programme en 2010 dans toute la France.

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