Dijon : la zone touristique internationale invalidée par la justice

La mairie de Dijon / © Fanny Borius
La mairie de Dijon / © Fanny Borius

Suite aux recours déposés par plusieurs syndicats, la zone touristique internationale de Dijon, où les commerces sont autorisés à ouvrir le dimanche et le soir jusqu'à minuit, a été invalidée par le tribunal administratif de Paris jeudi 19 avril. La ville de Dijon fera appel de la décision.

Par Eline Erzilbengoa

"Indéniablement, Dijon est une zone touristique avec plus de 3 millions de visiteurs, et si le terme  "international" est contesté sur le plan administratif, cela ne change rien à notre vocation", énonce la mairie de Dijon dans un communiqué. 

Suite aux recours déposés par FO Côte d’Or, Solidaire 21 et l’appui de la CGT, le tribunal administratif de Paris a décidé d'annuler l'arrêté ministériel du 25 juillet 2016 qui créé la zone touristique internationale.


Dans un périmètre défini, les commerces ont le droit d'ouvrir le dimanche et le soir jusqu'à minuit, au vu du potentiel touristique de la ville. 21 ZTI ont été créées à ce jour en France, principalement à Paris et sur la Côte d'Azur. 


Mais ces zones instaurées en août 2015 par la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, sont contestées par les syndicats qui s'opposent à une généralisation du travail le dimanche. D'où les recours en justice à Dijon mais aussi à Paris. 
 


Pas de retour en arrière pour la mairie


Selon la mairie de Dijon, l'ouverture dominicale des commerces est une bonne chose pour l'attractivité de la ville et souhaite tout de même poursuivre cette initiative.

"Il n'y aura pas de retour en arrière sur les ouvertures dominicales car c'est la demande des touristes présents et souhaitant venir à Dijon, c'est la volonté de nombreux commerçants du centre-ville et c'est une fierté pour chaque Dijonnais d'habiter dans une cité reconnue pour son attractivité et son accueil touristique", affirme la marie. 

Elle a d’ores et déjà annoncé qu'elle ferait appel de la décision du tribunal administratif de Paris, rendue le 19 avril et censée s'appliquer dans un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement.
 

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