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Explosion à Dijon : la ville prend des mesures pour reloger les sinistrés

© Thierry Drouot / SDIS 21
© Thierry Drouot / SDIS 21

L’explosion de gaz survenue à Dijon vendredi 16 septembre 2016 au matin a fait de nombreux blessés. Autre conséquence de la déflagration : d’importants dommages ont été causés aux logements voisins. Le point sur les mesures prises pour les sinistrés du quartier des Perrières.

Par Charlotte Becquart

L’explosion de la rue Pierre Palliot, à Dijon, aura causé de nombreux dégâts. Autour du numéro 15 de la rue, les bâtiments ont subi des détériorations matérielles conséquentes. Dans la rue proche de la gare, le mur porteur d’une maison attenante est tombé. Quelques mètres plus loin, la vitrine d’un restaurant gît sur le sol.

Le relogement des sinistrés est prévu

François Rebsamen, présent sur les lieux, a annoncé la mesure des dommages. « Il y a des maisons d’habitations qui ont été touchées, gravement touchées », explique le maire de Dijon. « Il va y avoir des expertises qui seront faites et sûrement des évacuations qui vont être demandées sur des bâtiments qui ont été touchés dans leur structure. »

Après l’arrivée des secours, la mairie a dû trouver des solutions d'urgence pour les habitants du quartier. « Des arrêtés de péril sont pris », annonce François Rebsamen. Le but de ces arrêtés municipaux : enclencher une procédure lorsqu’un logement présente un danger, pour prescrire l’évacuation des individus ou une démolition partielle de l’habitation.

Dans ce contexte d’urgence, difficile pour la mairie de prévoir l’avancée des procédures. «On fait le recensement actuellement, il y a sûrement des gens à reloger, donc on va s’en occuper ». Nathalie Koenders confirme le relogement pour tous les sinistrés qui en auront besoin : « Nous allons reloger les personnes qui ne pourront pas rentrer chez elles ce soir, celles qui sont très proches par rapport au lieu de l’accident et puis celles également aux alentours ». Selon la première adjointe au maire, la majorité d’entre eux seront orientés vers le Centre de Rencontres Internationales et de Séjour (CRI). D’autres solutions seront envisagées en fonction des familles.


L'accès à la zone va être muré


Pour l’instant, une vingtaine de personnes seraient concernées par le relogement, mais il est difficile d’obtenir un chiffre précis. En cause : le manque de recul, les victimes prises en charge par l’hôpital, et les personnes qui s’orienteront spontanément vers leurs proches. Du côté de la préfecture, on indique qu’une inspection visuelle des bâtiments situés dans le périmètre de l’explosion est en cours. L’entrée de la zone touchée devrait être murée dans l’après-midi. « On va murer pour que personne ne puisse entrer et qu’il n’y ait pas de blessés supplémentaires », indique François Rebsamen.

L’accès à la rue Palliot entre les rues Guillaume Tell et Bénigne Frémyot est actuellement interdit d’accès. La salle Devosge a été mise à disposition des habitants du quartier et des sinistrés. Quelques personnes ont pu récupérer des effets personnels indispensables tels que des médicaments.

 

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