• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ÉCONOMIE
  • DÉCOUVERTE
  • JUSTICE
  • SPORT

Grand Prix de France de Formule 1 : les pilotes n'ont pas oublié Dijon Prenois et Magny-Cours

Le Grand Prix de France à Magny-Cours en juillet 2000 / © AFP PHOTO THOMAS COEX
Le Grand Prix de France à Magny-Cours en juillet 2000 / © AFP PHOTO THOMAS COEX

Le Grand Prix de France de Formule 1 fait son retour sur le circuit Paul-Ricard du Castellet, dans le Var, dimanche 24 juin 2018. A cette occasion, d’anciens et actuels pilotes français se souviennent avec émotion des éditions qui se sont déroulées en Côte-d’Or et dans la Nièvre.

Par B.L. avec Raphaëlle Peltier et Thomas Bach

La France n'a pas accueilli de Grand Prix de formule 1 depuis 10 ans

 La dernière édition s'était déroulée en 2008 à Nevers Magny-Cours dans la Nièvre. Puis, Bernie Ecclestone, grand patron de la Formule 1 de l'époque, n'avait plus voulu entendre parler de la Nièvre, qu'il trouvait mal située géographiquement,  dans une zone rurale isolée, manquant d'hôtels et de grands axes de circulation. Il voulait aussi augmenter la rentabilité du Grand Prix, en le rendant plus attirant et "glamour".

Mais, malgré les années, les pilotes n'ont pas oublié le circuit nivernais. Ils se souviennent aussi de celui de Dijon-Prenois en Côte-d'Or qui a également accueilli des compétitions de Formule 1.

 



Jean-Pierre Jabouille

"J'ai eu la chance de gagner le Grand Prix de France à Dijon en 1979 avec une voiture Renault et des pneus Michelin. Tout était français, ce qui est rare, peut-être même unique ! Mais dans la voiture, je ne pensais pas à ça, uniquement à terminer la course. Je savais qu'on avait une chance si on arrivait au bout.

C'était une grande fierté parce que c'est dur de gagner en F1. Un soulagement aussi parce que j'avais souvent été en tête et, à chaque fois, j'avais connu des problèmes de fiabilité. Mais je ne pouvais pas en vouloir à l'équipe car elle était jeune. On avait la performance mais on ne parvenait pas à concrétiser, et là on l'a fait. Je revois leurs visages comme si c'était hier. Quand on est en position de gagner en France, on est à 100%, pour ne pas dire 110%."


René Arnoux

"Mon premier souvenir est ce duel mémorable avec Gilles Villeneuve en 1979 à Dijon. On mettrait les gens en prison pour ça aujourd'hui parce que c'était vraiment « hard » (rires) ! C'est un GP qui est resté dans les annales puisque, quarante ans après, tout le monde en parle encore.



Vue aérienne du circuit de formule 1 de Magny-Cours, dans la Nièvre, prise le 26 juin 1991 / © ERIC FEFERBERG / AFP
Vue aérienne du circuit de formule 1 de Magny-Cours, dans la Nièvre, prise le 26 juin 1991 / © ERIC FEFERBERG / AFP


Romain Grosjean

"J'étais au dernier Grand Prix de France en 2008 à Magny-Cours, en catégorie GP2. C'était top ! Je me souviens de la patrouille de France, ça m'avait toujours marqué, et de ce grand drapeau bleu-blanc-rouge juste avant la chicane de la ligne de départ. Cette année, ça va être mon premier vrai Grand Prix à la maison. Ça va être cool, je pense qu'il y aura une super atmosphère et j'espère que les gens seront à fond derrière nous et qu'on aura un beau week-end. Je suis très très heureux de retourner courir sur le sol français."


Esteban Ocon

"2006 à Magny-Cours, c'est le premier GP que j'ai été voir quand j'étais tout petit. J'étais fan de Michael (Schumacher) et il a gagné. C'est un super bon souvenir. L'ambiance qu'il y avait, c'était incroyable ! C'était tout plein, avec le bruit des voitures, c'était vraiment beau... Je n'avais pas le droit d'accéder ailleurs qu'aux tribunes, donc j'ai vécu ça comme un fan, mais tout ce que je voulais, c'était un jour disputer ce Grand Prix de France ! Je n'ai roulé que trois fois au Castellet mais j'ai fait mon premier podium là-bas et ma première victoire, donc ce sont de bons souvenirs !"

Pierre Gasly

"Les Grand Prix de France à Magny-Cours, c'était surtout dans mon canapé quand j'étais petit ! Je n'ai jamais eu la chance d'y aller mais je me rappelle les victoires de "Schumi" ou Alonso. Je devais avoir sept ans, je venais de commencer le karting, et je me disais : « J'ai envie de faire comme eux ». A neuf ans, j'ai dit à mes parents : « Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour être champion du monde de F1 ? » Je pense qu'à force de regarder des Grand Prix, ça m'est monté un peu à la tête (rires)."






A lire aussi

Sur le même sujet

Sacquenay et Chazeuil : neuf éoliennes rejoignent un parc bourguignon déjà riche

Les + Lus