Un homme a été condamné à 15 ans de prison pour le viol de son bébé

La Cour d'assises de Côte-d'Or, à Dijon. / © Sébastien Kerroux - France 3 Bourgogne
La Cour d'assises de Côte-d'Or, à Dijon. / © Sébastien Kerroux - France 3 Bourgogne

Un homme, accusé d’avoir violé son bébé de sept mois, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de la Côte-d'Or vendredi 13 décembre.
 

Par avec AFP

Que s’est-il passé ?

En décembre 2015, un bébé est amené à l'hôpital par ses parents qui viennent de découvrir du sang dans sa couche. C’est là que des lésions sont découvertes sur le corps du nourrisson.
 
Près de quatre ans plus tard, le père de famille a comparu devant la cour d'assises de la Côte-d'Or pour viol, atteintes sexuelles et violences sur sa petite fille.

L’homme, qui avait 36 ans au moment des faits, a clamé son innocence tout au long des débats. Le procès n'a pas révélé de profil pathologique chez celui qui a effectué un an et demi de détention provisoire après les faits.

 

Qu’ont révélé les examens ?

Mais, si la victime ne peut parler, "il y a un corps qui parle et qui appuie", a déclaré la représentante du ministère public. Les examens ont révélé des lésions signes de "pénétration au niveau de l'anus", des bleus sur tout le corps et plusieurs fractures anciennes.

Ce sont des examens médicaux "sans appel sur l'existence de maltraitances", des faits "répétés", a dit l'avocate générale. Il est "regrettable à l'issue de ces quatre ans, de ces quatre jours, que vous n'ayez pas fini par reconnaître" les faits, a-t-elle dit en s'adressant à l'accusé.

 

"Il y a de gros doutes dans ce dossier"


"Dans ce dossier, il y a de gros doutes, il n'y a pas assez d'éléments". D’ailleurs, "les experts ne sont pas d'accord entre eux" sur l'origine et le moment de l'apparition des lésions de l'enfant, a lancé aux jurés l'avocate de la défense Me Anne-Sophie Henriot.
"Il n'y a de l'ADN nulle part", ni "aucune photo à caractère pédopornographique" sur le portable de l'accusé, a-t-elle poursuivi.

Ce père de famille a lui-même donné l'alerte et a conduit sa fille à l'hôpital, a fait valoir la défense. "On ne l'entend pas parce qu'on ne veut pas l'entendre : il a été coupable avant d'être jugé", estime Me Anne-Sophie Henriot.

 

La défense va-t-elle faire appel ?

Il était près de minuit quand le jury a rendu son verdict : le père de famille a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle, une peine assortie d'un suivi socio-judiciaire de 10 ans et du retrait de l'autorité parentale. Une sentence conforme aux réquisitions de l'avocate générale, mais jugée très lourde par l'avocate de la défense, qui a annoncé son intention de faire appel.

Quant à la mère de la victime, qui comparaissait pour non-dénonciation, elle a été condamnée à 12 mois de prison avec sursis. Une peine légèrement inférieure aux 18 mois avec sursis demandés par l'avocate générale.
 

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