Ils ont fait l'actu : la vaccination contre la méningite à Dijon vue par Jean-François Dodet

Jean-François Dodet, responsable prévention et promotion de la santé à l'ARS de Bourgogne-Franche-Comté.
Jean-François Dodet, responsable prévention et promotion de la santé à l'ARS de Bourgogne-Franche-Comté.

A la suite de trois cas de méningite à méningocoque sur le campus de Dijon, l'ARS a décidé en janvier 2017 d'une campagne de vaccination massive des étudiants et personnels. 

Par France 3 Bourgogne / ML

Trois cas de méningite à méningocoques en moins de deux mois, dont deux décès, ont retenu l'attention de l'Agence Régionale de Santé (ARS) en décembre 2016. Les victimes, étudiantes à la fac de Dijon, ne se connaissaient pas, ce qui laisse supposer que la transmission salivaire de ce germe, très fragile, se faisait via des porteurs sains, des personnes infectées qui ne développent aucun symptôme.



"Nous avions deux cas de méningites avec le méningocoque W, relate Jean-François Dodet, responsable prévention et promotion de la santé à l'ARS de Bourgogne-Franche-Comté. Un troisième cas est apparu en décembre. C'est ce qui nous a fait réagir, lorsque c'est devenu un problème épidémiologique." Il existe un vaccin pour cette souche. Une grande campagne a donc été lancée en janvier, à destination des 30 000 personnes étudiant ou travaillant sur le campus.

"Il y a toujours cette peur"


La campagne s'est déployée en trois temps. "Il était important de bien cerner les points où l'on avait eu les premiers cas de méningite. C'était, dans le cas présent, le centre de gestion dans la fac économique. C'est ici que le germe était vraisemblablement le plus important dans la population. Ensuite, il y a eu la fac de droit qui est à proximité. Et le troisième cercle, le reste du campus parce que, bien évidemment, les étudiants se côtoient."

 

Selon l'ARS, 13 807 personnes ont été vaccinées en un mois. / © France 3 Bourgogne
Selon l'ARS, 13 807 personnes ont été vaccinées en un mois. / © France 3 Bourgogne


 

La campagne de vaccination aura duré un mois. "On a toujours cette peur, souligne le médecin, lorsqu'on fait des campagnes de ce type, de voir apparaître le cas supplémentaire. Mais une fois qu'on a vu qu'il y avait une bonne réponse sur le coeur de cible on s'est dit : "c'est bien parti et vraisemblablement on aura le résultat attendu"." Selon des chiffres dévoilés par l'ARS le 10 février dernier, 13 807 personnes avaient été vaccinées, moins de 50 % de la population ciblée.

 

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