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"J'aime les fonctionnaires" lance Manuel Valls en visite à Dijon

Manuel Valls était en déplacement à Dijon vendredi 13 novembre 2015. Il a défendu un statut "modernisé" des fonctionnaires en lançant "j'aime l'État" et "j'aime les fonctionnaires".

Je veux vous dire combien j'aime l'État et combien j'aime les fonctionnaires

"Dans un autre lieu j'ai dit combien j'aimais l'entreprise (...), je veux vous dire combien j'aime l'État et combien j'aime les fonctionnaires", a dit le Premier ministre, qui s’adressait aux cadres des services de l'État en Bourgogne.

"Les Français, au moment des évènements du mois de janvier, ont applaudi et embrassé les forces de l'ordre. Je souhaite que chacun de nos compatriotes se rende compte de la force que représente non pas la fonction publique, non pas l'État, mais chaque fonctionnaire", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a multiplié les expressions d'"hommage" et de "reconnaissance" aux fonctionnaires.
Une fonction publique "moderne et réactive" n'est pas "inconciliable avec le statut, bien au contraire". "Nous avons besoin d'une fonction publique moderne et réactive. Nous avons besoin, aussi, de fonctionnaires dont l'engagement et les compétences sont mieux reconnus. Ce n'est pas inconciliable avec le statut, bien au contraire!", a dit Manuel Valls. "Mais cela veut dire, aussi, que nous devons être en mesure de le faire évoluer pour l'adapter aux besoins du service public et aux besoins des fonctionnaires", a-t-il souligné.

Mi-septembre, lors d'un débat devant un think tank, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron avait déclaré, à propos du statut de fonctionnaire, qu'il n'était "plus adéquat" et "plus justifiable compte tenu des missions". Sa déclaration avait suscité un recadrage du président de la République François Hollande.

Un rendez-vous" est prévu en février 2016 sur le point d'indice

Manuel Valls a aussi défendu vendredi le projet d'accord sur la rémunération et les carrières des fonctionnaires, que le gouvernement a choisi d'appliquer malgré la non-signature des syndicats majoritaires (CGT, FO et Solidaires). Selon Manuel Valls, "la modernisation du statut", entraînée par cet accord, "est nécessaire", afin de résorber les "inégalités" entre les différents corps de fonctionnaires, de permettre "des carrières plus longues" et enfin pour améliorer les rémunérations.

Le Premier ministre a confirmé "un rendez-vous" en février 2016 sur le point d'indice, étalon des rémunérations de la fonction publique et une revalorisation au 1er janvier 2017.

Il a également voulu se montrer rassurant sur la réforme de la fonction publique territoriale de l'État, consécutive à la réduction à 14 du nombre de régions en métropole. Si les nouveaux organigrammes doivent être en place au 1er janvier 2016, un "effort d'accompagnement" sera poursuivi "jusqu'en 2018", a annoncé Manuel Valls.
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