VIDEO. Une arène de jeu en réalité virtuelle EVA ouvre à Dijon : “c'est l’avenir du jeu vidéo”

Le complexe EVA (Esports virtual arenas) a ouvert ce 2 juin à Dijon. À l’intérieur se trouve une arène pour jouer aux jeux vidéo en réalité virtuelle à plusieurs. C’est la première du genre à ouvrir en Bourgogne-Franche-Comté et le public était au rendez-vous.

L’avenir du jeu vidéo ?  Pour beaucoup, il s'agit de la réalité virtuelle. Si certains jouent déjà avec un casque immersif depuis chez eux, il est désormais possible de rejoindre une arène dédiée en Bourgogne-Franche-Comté.

C'est dans un complexe rénové à Fontaine-lès-Dijon que deux arènes de 500m2 ont été aménagées. Elles permettent aux joueurs de se déplacer librement dans le monde réel et dans le jeu. Pour ça, il suffit d'un casque, d'un fusil... et c'est parti.

Ce 2 juin, c'était l'ouverture officielle. L'occasion de voir ce que les premiers clients en ont pensé. 

"C'est drôle de tuer ses potes"

Ils étaient les premiers à fouler le sol représentant un QR code. Ces amis ne voulaient pas manquer l'ouverture du complexe. Après avoir visionné un briefing sur les règles de base, puis enfilé le casque et le harnais du fusil, ils sont prêts à la bataille. 

Ils déambulent alors dans des directions qui peuvent paraître insensées, mais dans le jeu ils doivent éviter des obstacles et se mettre à couvert pour survivre. Une épreuve ludique et physique, puisque tous les joueurs étaient couverts de sueur à la fin de la partie.

Tetsuya (un vrai gamer se présente sous son pseudo) était l'un des premiers présents dès l'ouverture. Il avait déjà testé à Lyon, mais c'est autre chose à domicile. "Là c'est à côté, on devait absolument venir", lance-t-il. "Juste d'avoir testé une fois à Lyon, ça nous a donné envie d'en refaire très vite." Benjamin, son collègue, n'a d'ailleurs pas vu le temps passer, encore une fois : "Ça passe tellement vite... on se croirait vraiment dedans, c'est vachement immersif."

Le premier compare avec son casque personnel de réalité virtuelle (VR) qu'il a à la maison : "C'est complètement différent. Le casque VR, on peut avoir mal à la tête en y jouant, mais là on a vraiment l'impression d'être dans la vie normale, il n'y a pas de gêne."

Une compétition nationale... mais sans se déplacer

L'arène de Dijon est la 25e d'EVA en France. Tous ces complexes sont dimensionnés de la même façon, avec des capteurs placés au millimètre près, et des couleurs respectées scrupuleusement. 

L'intérêt ? Pouvoir s'affronter dans des matches esport "inter-salles". "Notre objectif, c'est de développer l'aspect compétition", explique Richard Devaux, le directeur de la franchise dijonnaise. "Bientôt il pourrait y avoir un match Dijon contre Strasbourg, ou même contre Bordeaux, en restant simplement ici."

La position des joueurs est suivie minutieusement par un ordinateur. Il y en a 22 en tout dans le complexe, un pour chaque joueur. Les arènes sont couvertes par la technologie "Wifi 6", qui permet de les situer dans le jeu en temps réel et sans besoin de matériel nomade en plus. À cela s'ajoute les rénovations du batiment pour pouvoir être aux normes strictes demandées par Jean Mariotte, le fondateur et dirigeant. 

"En tout on en a eu pour 1 000 000 d'euros. On a mis plusieurs mois avant de dénicher le bon endroit. J'avais trouvé une salle, mais elle était trop petite en longueur... de deux mètres ! Il faut une grande précision pour que les arènes puissent fonctionner avec fluidité et sans encombre", précise Richard Devaux. 

Le réseau tend à se développer. 50 salles ont déjà été signées à travers l'Hexagone, et devraient sortir de terre d'ici 2025.

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