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A part la CGT, qui appelle à la grève le 5 février ?

© LUDOVIC DAIM - maxppp
© LUDOVIC DAIM - maxppp

Alors que le mouvement des "gilets jaunes" domine le contexte social, la CGT a lancé un appel à la grève dans tous les secteurs pour mardi 5 février 2019. Depuis, Éric Drouet, Olivier Besancenot, Jean-Luc Mélenchon, le PCF et d'autres veulent en faire une journée de grève générale illimitée.

Par B.L.

La CGT appelle à tenir des assemblées générales, sur tous les lieux de travail "pour réussir la grève et les manifestations" du mardi 5 février 2019. 

Pour sa part, Eric Drouet, une des figures des "gilets jaunes" souhaite que le 5 février devienne une journée de grève générale illimitée. Il veut transformer l'action du 5 février en "blocage total". Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), se dit du même avis, tout comme le PCF et Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France insoumise.

La FIDL et L'UNL-SD lancent un appel à bloquer tous les lycées le 5 février. 
 

Pourquoi la CGT lance un appel à la grève ?


Cet appel est lancé alors que le mouvement des gilets jaunes se poursuit depuis novembre 2018.

"Au-delà des mobilisations des citoyen-ne-s depuis de nombreuses semaines, il est indispensable de construire un rapport de force, notamment par la grève, pour imposer au patronat la redistribution des richesses", dit la CGT.

"Ce ne sont pas les mesurettes récentes annoncées par le gouvernement en réponse au mouvement des gilets jaunes qui répondent aux urgences sociales.

Les 57 milliards d’euros versés aux actionnaires des grandes entreprises démontrent l’ampleur des richesses créées par les travailleurs", ajoute le syndicat.

 

Quelles sont les revendications de la CGT ?

Le syndicat demande notamment :

-une augmentation du Smic, du point d’indice, de tous les salaires et  pensions  ainsi que des minimas sociaux

-une réforme de la fiscalité et notamment une refonte de l’impôt sur le revenu lui conférant une plus grande progressivité afin d’alléger le poids de l’impôt indirect (TVA, TICPE) pénalisant les salariés et les ménages

-la suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, et exonérations diverses, etc.) qui ne servent ni l’emploi, ni la revalorisation des salaires, ni l’investissement de l’appareil productif et mettent à mal la protection sociale

-le développement des services publics partout sur le territoire


Lors d’une précédente journée d’action, organisée le 14 décembre 2018 partout en France et notamment à Dijon, la CGT demandait entre autres des hausses de salaires.


 

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