La semaine nationale du rein débute le 3 mars

La semaine nationale du rein veut attirer l'attention sur le dépistage de maladies rénales / © DR
La semaine nationale du rein veut attirer l'attention sur le dépistage de maladies rénales / © DR

Ce samedi 3 mars débute la semaine nationale du rein : une campagne d'information et de sensibilisation aux maladies du rein. 6 millions de personnes ont les reins malades, et s'en rendent compte trop tard. Par le dépistage, il est possible de retarder, et d’éviter des maladies très lourdes !

Par François Latour

13ème édition de la semaine nationale du Rein
Pour la 13ème année, la fédération nationale d'aide aux insuffisants rénaux, et le réseau France Rein organisent des évènements du 3 au 10 mars, avec des actions d'information et de dépistage.

Les femmes au cœur de l’événement
« Le Rein et la santé de la femme », est la thématique de cette Semaine Nationale du Rein, qui sera déclinée au travers de rencontres et colloques organisés dans le réseau France Rein.

Bien que moins touchées que les hommes par l’insuffisance rénale (elles représentent 40 % des personnes en insuffisance rénale chronique terminale), les femmes atteintes d’IRC ont des problèmes qui leur sont spécifiques :
- la fertilité est souvent fortement perturbée,
- la grossesse présente des risques de complications lorsque la femme est dialysée (cf. notre fiche pratique),
- bien que moindres, les risques sont également présents lorsque la femme enceinte est greffée (cf. fiche n°9)
- certaines infections urinaires (entraînant l'apparition d'un calcul dit d'infection) peuvent conduire à l’insuffisance rénale chronique. Or l’on sait qu’une femme sur deux sera un jour confrontée à une cystite au cours de sa vie. Même si la part d'insuffisances rénales chroniques causées ou favorisées par une infection urinaire reste faible (1 à 2 %) il est difficile de se dire que certains facteurs de risque évitables peuvent conduire à la disparition irréversible de toute fonction rénale.

La Semaine Nationale du Rein reste l’occasion, pour les femmes comme pour les hommes, de se faire dépister et de vérifier le bon fonctionnement de leurs reins. En cas d’anomalie, ce dépistage peut permettre une prise en charge précoce.
La Semaine nationale du Rein vise aussi plus largement à sensibiliser le grand public aux problématiques relatives aux maladies rénales.

Rendez-vous sur www.francerein.org pour connaître, région par région, la liste des actions mises en œuvre et des centres d’accueil.

Quelques évènements en Côte-d'Or
07/03/2018
79, rue des Princes de Condé 21000 DIJON
Horaires: 10h à 17h
Action: Dépistage au service néphrologie
Lieu: Clinique Clément Drevon à Dijon
Complément: Fléchage dans le hall de la clinique
Contact France Rein: ELOY Michel
Tél.: 609602312

08/03/2018
4, Bd Gabriel 21000 DIJON
Horaires: 10h à 17h
Action: Stand de dépistage et d'information
Lieu: Faculté de Droit, Hall principal
Complément: Accueil dans le hall de la Fac
Contact France Rein: ELOY Michel
Tél.: idem

08/03/2018
14, rue Gaffarel 21000 DIJON
Horaires: 10h à 17h
Action: Stand de dépistage et d'information
Lieu: CHU de Dijon, Boccage Central
Complément: Dans le hall A du Bocage Central
Contact France Rein: ELOY Michel
Tél.: idem

09/03/2018
Allée Roger Renard 21240 TALANT
Horaires: 10h à 17h
Action: Stand de dépistage et d'information
Lieu: Hall d'entrée Clinique Bénigne Joly
Complément: Accueil dans le hall de la clinique
Contact France Rein: DUPLUS Nicolle
Tél.: 06 14 67 63 89

Pourquoi se faire dépister ?
La maladie rénale est dite « silencieuse » car elle ne se manifeste par aucun symptôme perceptible.
C’est généralement à un stade très avancé de la maladie que l’on se rend compte que l’on est malade.
Aujourd’hui en France, plus d’un tiers des personnes entrent en urgence en traitement de suppléance, greffe ou dialyse*.
Un dépistage précoce permet une prise en charge appropriée qui ralentira, voire stoppera, l’évolution vers une insuffisance rénale dite « terminale »
(lorsque les reins ne fonctionnent plus du tout). Or encore chaque année, environ 11 000 personnes (+2 % /an) apprennent qu’elles souffrent d’une insuffisance rénale chronique. Le coût humain de l’insuffisance rénale
chronique, en termes de qualité de vie, et son coût financier pour la communauté (l’Assurance-maladie avait établi ce coût à plus de 4 milliards en 2007) sont gigantesques. La Semaine nationale du Rein est donc plus que jamais nécessaire.

Comment prendre soin de ses reins ?
- Avoir une alimentation équilibrée permet d’éviter le surpoids. L’obésité est un facteur qui favorise la maladie rénale.
- Lutter contre la sédentarité grâce à une activité physique adaptée à son âge.
- Boire la quantité d’eau adaptée à ses besoins (au moins 1,5 litre par jour) répartie sur la journée, afin de faciliter le travail de vos reins.
- Arrêter de fumer.
- Ne pas manger trop salé, car l’excès de sel favorise l’hypertension. Attention à la surconsommation de plats tout prêts du commerce
- Attention aux substances qui peuvent être toxiques ! L’aspirine, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens comme l’ibuprofène peuvent être toxiques pour le rein lorsqu’ils sont utilisés à forte dose ou à long terme. N’abusez pas
des laxatifs et des diurétiques. Evitez les herbes dites « soignantes » et plus généralement tout produit dont la composition n’est pas clairement identifiée. L’excès de protéine (œuf, viande, poisson) « fatigue » le rein et, à
terme, l’abîme. Méfiez-vous donc des régimes hyper-protéinés.

Quelques chiffres sur les malades du rein en France

En 2015* en France, 11 000 personnes sont arrivées au stade dit « terminal » de l’insuffisance rénale et ont dû débuter un traitement de suppléance. Environ 46 000 personnes sont dialysées ; 36 000 personnes sont greffées.

* Données du registre REIN au 31/12/2015

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