"On avait déjà assez de soucis" : touchés par la crise sanitaire, un couple de restaurateurs victime d'un cambriolage

Un couple d'hôtelier-restaurateur propriétaire du "Relais de la Sans-Fond" à Fénay (Côte-d'Or) a été victime d'un cambriolage. Au moins trois voleurs repérés par les caméras de vidéo-surveillance de l'établissement, fermé pour cause de crise sanitaire, se sont introduits dans l'hôtel-restaurant. 

Marie-Pierre et Eric Chauve, patrons du "Relais de la Sans-Fond", regardent les images des caméras de vidéo surveillance de l'établissement.
Marie-Pierre et Eric Chauve, patrons du "Relais de la Sans-Fond", regardent les images des caméras de vidéo surveillance de l'établissement. © Gabriel Talon

C'est en forçant la serrure et en brisant les vitres de l'établissement que trois cambrioleurs se sont introduits dans l'hôtel-restaurant dans la nuit de samedi à dimanche. Pour Eric Chauve et son épouse Marie-Pierre, propriétaires de l'établissement, cette infraction est un coup dur de plus. Ces professionnels de la restauration sont déjà lourdement pénalisés par la Covid-19.  

Depuis le 30 octobre, leur hôtel-restaurant "Le relais de la sans-fond" est contraint à la fermeture administrative en raison de la crise sanitaire. "Ce n'était pas nécessaire. On avait déjà bien assez de soucis comme ça à maintenir l'entreprise à flot pour garder nos salariés, et essayer de s'en sortir en attendant l'hypothétique réouverture", témoigne Eric Chauve. 

Entre 6000 et 7000 euros de dégâts

Même si le vol peut paraître anecdotique, puisque les voleurs sont repartis avec une télé, une pompe de relevage, une souris d'ordinateur et quelques steaks congelés, le montant des dégâts s'élèverait à 6 000 ou 7 000 euros. Mais plus que le préjudice matériel, c'est surtout le sentiment d'incompréhension qui anime aujourd'hui les propriétaires. 

Sur leur page Facebook, Eric et son épouse Marie-Pierre s'insurgent. "Stop au vandalisme chez les restaurateurs" écrivent-ils en majuscules. "On n'est pas des abrutis. N'étant pas sur place, on ne laisse rien dans l'établissement," souligne Marie-Pierre Chauve. "On est fermé depuis le 30 octobre donc ils devraient bien se douter qu'il n'y a pas grand chose à prendre." 

Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie. Grâce aux caméras de vidéo-surveillance, les enquêteurs disposent d'images des trois malfaiteurs. Ces images sont en train d'être analysées par la gendarmerie de Gevrey. 

Les cambrioleurs ont été filmés grâce aux caméras de vidéo-surveillance de l'établissement.
Les cambrioleurs ont été filmés grâce aux caméras de vidéo-surveillance de l'établissement. © Gabriel Talon

Une période de fermeture propice aux cambriolages ?

La période de fermeture et de couvre-feu avancé est plutôt vécue comme anxiogène pour les commerçants. En mars, l'épicerie du Colibri, située à Varois-et-Chaignot (Côte-d'Or) a été cambriolée pendant le premier confinement.

Christophe Follot, son propriétaire, demeure toujours dans la crainte d'un nouveau méfait. "On ferme à 18h maintenant donc forcément l'amplitude de fermeture est plus importante. Le soir et la nuit, il n'y a plus personne dans les rues du villages donc forcément, on arrive le matin et on se dit : est-ce que la porte sera toujours fermée ?"

Depuis ce cambriolage, le propriétaire a fait poser une alarme ce qui représente un coût non négligeable pour sa société. "On espère que cela dissuadera les cambrioleurs."

 

Il y a une baisse des cambriolages."

Fabien Sudry, préfet de Côte-d'Or

Pour les services de gendarmerie, il n'y a pas de phénomène de masse. Les derniers faits relevés seraient des actes isolés et ne traduisent pas un accroissement des cambriolages dans la région. Le préfet de la Côte-d'Or, Fabien Sudry, a d'ailleurs tenu à souligner les bons chiffres en terme de délinquance lors d'un point presse organisé cette semaine. 

C'est notamment dans la catégorie des atteintes aux biens que les chiffres connaissent la baisse la plus importante. "En zone police, on est à -17% et en zone gendarmerie à -21%. Il y a notamment une baisse des cambriolages", a expliqué Fabien Sudry. 

"On avait déjà assez de soucis" : un couple de restaurateurs victime d'un cambriolage

 

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