Côte-d’Or : facteur, un métier en pleine mutation

Ce facteur a notamment une tournée dans la petite commune de Corrombles, en Côte-d'Or / © France 3 Bourgogne
Ce facteur a notamment une tournée dans la petite commune de Corrombles, en Côte-d'Or / © France 3 Bourgogne

Une réorganisation des tournées des facteurs à Dijon a été mise en place fin-juillet 2018. Le métier de facteur se renouvelle depuis plusieurs années, faisant face à la baisse du volume des courriers et la multiplication des services proposés par La Poste.

Par Valentin Chatelier

Un facteur qui entre dans la maison d’une personne âgée, dans une petite commune de Côte-d’Or. Une scène banale à première vue. Cette personne bénéficie de l’offre "Veiller sur mes parents", proposée par La Poste. "Ça nous va beaucoup mieux maintenant. Il y a au moins la possibilité de discuter. En hiver, c’est un peu le bourdon. De temps en temps, on a besoin de quelque chose", fait remarquer Roger Iches, habitant de Corrombles. Le facteur, de son côté, apprécie ce contact : "Je ne suis là que 10 minutes par jour, pour voir si tout va bien, comme si j’étais un voisin", précise Olivier Deljarrye.

Ce service a un coût : il faut compter entre 40 et 140 euros par mois, en fonction du nombre de visites. En plus des visites du facteur, ce service propose de la téléassistance et une mise en relation pour des petits dépannages.

Avant, ce contact n’était pas contractuel, mais gratuit. Dans des images de 1978, la factrice du petit village de Corgoloin, en Côte-d’Or, connaissait tout le monde, rendait des services."C’est quand même plus qu’un métier de facteur. Finalement, c’est comme tous les métiers de fonctionnaires. Seulement, si on met un peu plus de gentillesse, c’est encore mieux", expliquait-elle dans le reportage.
 

Certains déplorent le manque de temps


Aujourd’hui, certains déplorent le manque de temps dans les tournées. "On n’a plus le temps de discuter, de demander comment ça va, alors qu’avant on l’avait. On devient des distributeurs, comme ceux qui font les imprimés publicitaires. Ils passent vite fait. Je pense que le métier de facteur ce n’est pas ça", déplore Valérie Coulat, factrice en Côte-d'Or (syndiquée CGT), qui fait notamment des tournées dans de petits immeubles.

Pour la direction de La Poste, cette profession doit se renouveler. "C’est un métier à accompagner. Nous sommes obligés de suivre les évolutions de la société. Il y aura moins de courriers, plus de nouveaux services, plus de colis. Tout ça, il faudra qu’il l’accompagne le mieux possible pour que l’on puisse pérenniser l’entreprise et les services que l’on apporte à la société", détaille Patrick Gagnard, directeur opérationnel à La Poste en Bourgogne-Franche-Comté.


Un reportage de Valentin CHATELIER, Rodolphe AUGIER, Tiphaine PFEIFFER et Chantal GAVIGNET avec
Olivier Deljarrye, facteur
Roger Iches, habitant de Corrombles
Valérie Coulat, factrice en Côte-d'Or (syndiquée CGT)
Patrick Gagnard, directeur opérationnel à La Poste en Bourgogne-Franche-Comté
 
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