Covid-19 : les restaurateurs frondeurs ou clandestins seront privés du fonds de solidarité

Le ministre de l'économie Bruno Le Maire, prévient les restaurateurs tentés par une réouverture. Les sanction seront lourdes, notamment en cas de récidive. 

Stéphane Turillon a lancé le mouvement. Ce restaurateur de Cusance dans le Doubs a poussé un coup de gueule début janvier sur sa page facebook. Il invitent les restaurateurs à rouvrir le 1er février. Pour ne pas crever dit-il.

Ce lundi 1er février, il a prévue de mettre sa menace à exécution dans son restaurant situé près de Baume-les-Dames. Sous quelle forme ? Au risque d'être placé en garde à vue ? On sait déjà qu'une marche pour la survie des commerces partira de son restaurant en début d'après-midi.

Bruno Le Maire rappelle les sanctions qui guettent ces restaurateurs frondeurs


Les restaurants clandestins qui enfreignent les règles en servant des clients à table verront leur accès au fonds de solidarité "suspendu pendant un mois", et définitivement en cas de récidive, a annoncé lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur RTL. 
"C'est extrêmement dur pour les restaurateurs, moralement et économiquement", a reconnu le ministre, mais "ça ne justifie en rien de ne pas respecter les règles, qui sont des règles sanitaires". 
En conséquence, "tous ceux qui restent ouverts seront suspendus pendant un mois de l'accès au fonds de solidarité et si jamais il y a récidive, ils n'y auront plus accès du tout", a indiqué Bruno Le Maire. 
Cette sanction concerne tous les commerces qui enfreindraient les règles, a précisé Bercy.

Concernant les restaurateurs, le chef Stéphane Turillon n'a pas le soutien de l'UMIH du Doubs, l'union des métiers de l'industrie hôtelière. Le syndicat n'appelle pas ses adhérents à suivre le mouvement du 1er février . "Les conséquences pourraient être trop lourdes et dramatiques : fermeture administrative au moment de la réouverture de nos établissements, sanctions pénales pour mise en danger de la vie d'autrui, pertes de toutes les mesures de soutien financier etc…Certes, nous comprenons votre détresse et votre colère face à cette stigmatisation de nos métiers sans preuve ! Oui les versements tardent à venir ! Oui nous sommes sans perspective ! Mais nous travaillons sans relâche et nous ne lâcherons rien ! Le Gouvernement nous écoute mais ne nous entend pas toujours. Nous avons gagné des négociations et des combats. Notre travail n'est pas terminé, loin de là !"écrit le syndicat sur sa page Facebook.

Un restaurateur niçois avait déjà réouvert le 27 janvier

"Je dois payer mes employés, faire vivre ma famille...", le 27 janvier le restaurateur niçois Christophe Wilson avait décidé d'ouvrir exceptionnellement son établissement en dépit de l'interdiction instaurée depuis plusieurs mois pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. L'homme de 50 ans a été placé en garde à vue. Le mis en cause va être convoqué devant un délégué du procureur pour un rappel à la loi pour recours à un étranger sans titre", a précisé le procureur de la République Xavier Bonhomme.
Le restaurateur, Christophe Wilson, avait été placé en garde à vue mercredi "dans le cadre d'une procédure pour emploi d'un étranger en situation irrégulière" après un contrôle de son cuisinier.
Sur le plan judiciaire, aucune charge ne devait être retenue contre lui mais "une instruction administrative visant à une fermeture du restaurant est actuellement en cours", selon la préfecture.
 

 

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