Covid-19 : Pourquoi la Côte d'Or pourrait échapper au couvre-feu à 18 heures ?

Le département pourrait être épargné par le couvre-feu avancé à 18 heures. Cette mesure devrait entrer en vigueur le 2 janvier, dans 20 départements. En Côte d'Or, le taux d'incidence constaté reste en dessous du seuil décidé pour la mise en place de cette restriction. 

Le journal le Parisien a très vite dévoilé la carte des 20 départements qui pourraient basculer en couvre-feu à 18 heures dès le 2 janvier.
Le journal le Parisien a très vite dévoilé la carte des 20 départements qui pourraient basculer en couvre-feu à 18 heures dès le 2 janvier. © Le Parisien

Le 2 janvier prochain, vingt départements devraient passer au couvre-feu dès 18 heures... sauf la Côte d'Or. Cela fait suite à l'annonce du ministre de la Santé, le 29 décembre, au 20 heures de France 2. Pour Olivier Véran, cette mesure s'explique par le nombre de cas toujours élevé, en France. Pourtant, le département de la Côte d'Or pourrait pour le moment être épargné par cette restriction, avec un taux d'incidence inférieur à 200 cas pour 100 000. 

Dans le département, le taux d'incidence reste légèrement supérieur à celui constaté au niveau national. Ce n'est toutefois pas suffisant, pour justifier de l'alourdissement du couvre-feu déjà en place. Un département est en alerte maximale, dès que le taux d'incidence atteint les 200 cas pour 100 000 habitants.  

Taux d'incidence loin de l'alerte maximale 

Pour la semaine du 20 au 26 décembre, le taux d'incidence en Côte d'Or se situe à 186 cas pour 100 000 habitants. Dans le même temps, la moyenne française atteint environ 150 cas pour 100 000 habitants. Le taux est donc légèrement supérieur à la moyenne nationale, mais ne permet pas de déclencher l'alerte maximale. 

En ce qui concerne les métropoles, la tendance est la même pour Dijon. Le taux d'incidence actuel tourne autour des 206 cas pour 100 000 habitants, dans la ville des Ducs. Pour l'équipe municipale, plusieurs raisons justifient que la Côte d'Or ainsi que la métropole dijonnaise ne rentrent pas dans le champ d'action de cette mesure. 

"J'ai expliqué au ministre de la Santé que nous n'étions pas dans une évolution exponentielle du nombre de personnes atteintes, que le taux d'incidence sur les plus de 65 ans était un des plus bas de la région. Mettre le couvre-feu à 18 heures, dès le 2 janvier, c'était mettre de nouveau en grand péril le commerce. Beaucoup de commerçants, comme les restaurateurs, font l'essentiel de leur chiffre d'affaires entre 18 heures et 20 heures. C'est pourquoi j'ai demandé à Olivier Véran, sauf s'il y a une reprise de l'épidémie, de reporter au 4 janvier l'examen de la décision pour instaurer le couvre-feu dans le département et la ville de Dijon", explique sur notre antenne François Rebsamen, le maire de Dijon.

La Côte d'Or reste sous surveillance

Le département échappe de peu, pour le moment, à l'alourdissement du couvre-feu. Il ne faut pourtant pas s'en réjouir : l’Agence Régionale de Santé reconnait que les chiffres des derniers jours sont difficiles à interpréter.

Deux causes expliquent cela. Il y a d'abord la hausse des tests, juste avant les fêtes. Dans le but de passer Noël en famille, un plus grand nombre de personnes se sont fait dépister, par sécurité. Les résultats ressortent négatifs, pour la plupart : les statistiques baissent automatiquement. 

Il faut aussi tenir compte de l'interruption des tests à Noël, due à la fermeture des laboratoires. L'ensemble de ces facteurs donne l'impression que les indicateurs de l'épidémie sont à la baisse. Les autorités de santé s’attendent à une remontée du nombre de contaminations après les fêtes. Elles restent sur le qui vive, pour procéder si besoin à des transferts sanitaires. 

Les 7 autres départements bourguignons devront donc appliquer un couvre-feu à partir de 18 heures dès le 2 janvier. Pour la Côte d'Or, le préfet Fabien Sudry et le directeur de l'ARS Pierre Pribile ont annoncé ce mercredi qu'une décision finale serait prise le 1er janvier.

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