Covid-19 : la pression sur les hôpitaux baisse en Bourgogne-Franche-Comté, un nouveau baromètre se base sur les tests

L’Agence Régionale de Santé (ARS) a confirmé la baisse cette semaine du nombre de personnes placées en réanimation. Un nouveau baromètre basé sur les résultats de tests fournis par les laboratoires permet par ailleurs de mieux dessiner les tendances.
Plus de 3 500 tests au Covid-19 ont été pratiqués cette semaine en Bourgogne-Franche-Comté
Plus de 3 500 tests au Covid-19 ont été pratiqués cette semaine en Bourgogne-Franche-Comté © ALAIN JOCARD / POOL / AFP
La tension sur les établissements hospitaliers de la région Bourgogne-Franche-Comté continue de diminuer doucement. 94 personnes sont aujourd’hui encore en réanimation. 831 personnes sont hospitalisées, dont la moitié désormais en soins de suite. Cela porte désormais à près de 3000 le nombre de sorties d’hôpital.

Le rythme des entrées dans les hôpitaux pour cause de coronavirus diminue également. On dénombre 8 entrées par jour pour ce motif cette semaine, contre plus de 150 à la fin mars.

Mais attention, le virus circule toujours dans la région. Les gestes barrière comme la distanciation sociale sont toujours de mise pour éviter un rebond de l’épidémie : la fameuse deuxième vague tant redoutée par les autorités comme les soignants.

Un nouveau baromètre


Depuis lundi 11 mai, le niveau de l’épidémie ne se mesure plus seulement sur le nombre d’hospitalisations mais aussi sur les tests pratiqués de manière plus systématique. Ainsi les résultats de 3 500 tests ont été communiqués par les laboratoires aux autorités sanitaires cette semaine, et 48 étaient positifs.

« Chacun des huit départements de la région comporte au moins un nouveau cas, insiste Pierre Pribile, le directeur général de l’ARS. Cela signifie que le virus est encore bien présent partout et durablement. Il faut apprendre à vivre avec. » Sans que des nuances par département ne soient encore communiquées.

La semaine dernière, l’ARS annonçait une capacité de tests quotidiens de 3 700 à 4 000. On en est loin. « Mais on en a encore sous le pied, précise Pierre Pribile. On peut monter en charge. »

Protéger, tester, isoler


La doctrine reste donc la même. Chacun doit se protéger et protéger les autres par des gestes barrière.

Sont testées deux types de profils :
- les personnes présentant des symptômes et que leur médecin aura envoyées vers un laboratoire d’analyses munies d’une prescription
- les personnes contactées par l’assurance maladie – les fameuses brigades covid- comme étant susceptibles d’avoir côtoyé des personnes infectées.

Celles-ci peuvent se présenter sans prescription aux laboratoires car elles apparaitront dans les registres transmis par l’assurance maladie. Mieux vaut quand même appeler au préalable pour s’assurer d’un créneau horaire. Un test peut aussi être pratiqué à domicile en cas d’incapacité de se déplacer.

220 personnes ont ainsi été contactées cette semaine dans la région et encouragées à l’isolement.


3 cas de maladie de Kawasaki


Dans la région, seuls trois enfants sont atteints d’une forme proche de la maladie de Kawasaki, une maladie inflammatoire décrite chez de jeunes patients ayant été en contact avec le coronavirus. 125 cas ont été recensés en France. Un enfant de 9 ans en est décédé à Marseille, a-t-on appris par son médecin ce vendredi.


 
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