Crash d'un mirage 2000 D dans le Jura : une stèle en hommage aux victimes inaugurée à Mignovillard

La stèle en hommage aux deux militaires tués dans le crash d'un Mirage 2000-D le 9 janvier 2019 dans le Jura / © Mairie de Mignovillard
La stèle en hommage aux deux militaires tués dans le crash d'un Mirage 2000-D le 9 janvier 2019 dans le Jura / © Mairie de Mignovillard

Samedi 11 janvier 2020, quasiment un an après le crash du mirage de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, une stèle sera inaugurée à proximité du lieu de l'accident où deux militaires ont trouvé la mort. 

Par Sophie Courageot

Le commandant Baptiste Chirié,  30 ans et la capitaine Audrey Michelon, 29 ans sont morts le 9 janvier 2019 dans le crash de leur appareil, un Mirage 2000-D qui s'est écrasé lors d'une mission d'exercice en basse altitude et avec des conditions météo délicates. 

Un mois après le drame, en février 2019, le conseil municipal de Mignovillard a consenti à céder à l'Armée de l'air un petit bout de terrain pour y construire une stèle. Un terrain de 25 m2 environ. 

La stèle qui représente symboliquement un avion a été installée en décembre à 100 mètres à vol d'oiseau du lieu du crash, le long d'un chemin de randonnée, précise Florent Serrette, maire de la commune de Mignovillard. "Les habitants de la commune ont été touchés par ce drame, les militaire sont restés de longs mois à Mignovillard, les habitants tenaient à se recueillir" ajoute le maire. Une cérémonie communale, sans la présence des autorités militaires aura lieu samedi 11 janvier à 11 heures chemin de l’Essard Bassand vers la cabane de chasse.

C'est l'Armée qui a fait ériger la stèle. Elle en sera propriétaire. Une plaque avec le nom du pilote et co-pilote sera  présente en bas de la sculpture.

Le 19 décembre 2019, l'enquête du BEA, le bureau enquêtes et accidents a rendu ses conclusions. L'enquête sur le crash de Mignovillard pointe un manque d'entraînement de l'équipage et de l'escadron de Nancy-Ochey. Les deux militaires à bord du Mirage, ce jour enneigé de janvier 2019, n'avaient pas volé depuis plusieurs mois et effectuaient un vol délicat. 

Quant au lieu du crash, en pleine forêt, il appartient à un propriétaire privé et devait être reboisé pour effacer les cicatrices de ce drame qui a fait deux morts.  L'armée avait militarisé la zone de l'accident en interdisant l'accès. Elle y est restée trois mois pour les nécessités de l'enquête et dépolluer le site. 



 

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