Digoin : les bateaux des Canalous naviguent sur les canaux de France et d'Europe

L’entreprise Les Canalous loue des bateaux et en construit une dizaine par an à Digoin, en Saône-et-Loire. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP
L’entreprise Les Canalous loue des bateaux et en construit une dizaine par an à Digoin, en Saône-et-Loire. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP

Naviguer sur les fleuves et les canaux séduit de plus en plus de monde. L’entreprise Les Canalous, basée en Saône-et-Loire, surfe sur cet engouement pour la plaisance fluviale. Elle loue des bateaux sans permis et en construit aussi une dizaine par an.
 

Par B.L. avec AFP

Les Canalous, une histoire de famille  

Les Canalous est une entreprise familiale spécialisée dans la construction et la location de bateaux de plaisance fluviale.
C’est à Digoin, à l'intersection de trois canaux et de la Loire, qu’elle a implanté son chantier naval.


Tout a commencé en 1982, quand le menuisier-ébéniste René Carignant et son fils Claude ont décidé de mettre en location deux bateaux en acier achetés en Bretagne. L'entreprise a lancé son chantier naval en 1989.

Trois décennies plus tard, les deux structures (location et chantier naval) emploient une centaine de personnes : 60 à l'année -dont dix dans l'atelier - et autant de saisonniers.

 
Le canal du Centre à Chagny, en Saône-et-Loire / © Damien Boutillet
Le canal du Centre à Chagny, en Saône-et-Loire / © Damien Boutillet

 

Un chantier naval et des bateaux en location

Le chiffre d'affaires des Canalous a dépassé les 10 millions d'euros en 2018 : 80% sont dûs à l'activité de location. L'entreprise loue 550 bateaux, fabriqués ou achetés à d'autres constructeurs, sur 43 bases de départ, en France mais aussi au Portugal, en Suède ou même en Russie. La moitié, notamment à l'étranger, est gérée par des partenaires.

Du côté de la construction, plus de 300 bateaux sont sortis des ateliers de Digoin en trente ans. Cela fait au total une vingtaine de modèles, allant des péniches à des bateaux plus racés. Les plans ont été dessinés en interne et les menuiseries faites sur place. Les prix au catalogue vont de 100 000 à 300 000 euros. La majorité de ces embarcations a intégré la flotte de location.


Le chantier de Saône-et-Loire a aussi lancé en 2019 son premier bateau électrique à recharge rapide.
 
Le canal du Nivernais / © Kiedrowski, R./picture alliance / Arco Images G/Newscom/MaxPPP
Le canal du Nivernais / © Kiedrowski, R./picture alliance / Arco Images G/Newscom/MaxPPP
 

Des péniches aux bateaux électriques

La navigation sur fleuves et canaux "est dans l'air du temps", déclare Alfred Carignant, petit-fils du fondateur, qui dirige aujourd'hui la société bourguignonne.

"Les perspectives de développement du tourisme fluvial en France sont considérables", indique une étude publiée par Voies navigables de France (VNF).
Environ 11,2 millions de passagers se sont laissés tenter par une croisière fluviale, un bateau-promenade à l'heure ou à la journée ou la location d’un bateau habitable en France, en 2017. La moitié de cette clientèle du tourisme fluvial est composée d'étrangers (54%).

Aucun permis n'est nécessaire pour louer ces embarcations. Mais le prix - de 300 à 4.000 euros la semaine par bateau - est parfois un frein à la location. C’est pourquoi Les Canalous envisagent de fabriquer des bateaux neufs "low cost".

 
Le canal de Bourgogne entre Bretenières et Dijon / © Timoun Marius Eluh
Le canal de Bourgogne entre Bretenières et Dijon / © Timoun Marius Eluh


 

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