Affaire de l'anesthésiste de Besançon : les victimes lancent une cagnotte pour payer les frais de justice

Le médecin devant la chambre d'instruction de la Cour d'appel le 6 septembre. / © France 3 Franche-Comté : Emmanuel Rivallain
Le médecin devant la chambre d'instruction de la Cour d'appel le 6 septembre. / © France 3 Franche-Comté : Emmanuel Rivallain

L'association AVAPOLVI (association des victimes des anesthésies à la clinique St Vincent et polyclinique de Franche Comté) lance un appel aux dons via internet dans le cadre de l'affaire Péchier, anesthésiste de Besançon soupçonné de multiples empoisonnements.

Par Sarah Rebouh

"Nous, victimes de l'affaire Péchier, nous voulons la vérité mais à quel prix !" L'appel a été lancé sur internet par l'association des victimes des anesthésies à la clinique St Vincent et polyclinique de Franche Comté (AVAPOLVI). Une cagnotte en ligne a été ouverte samedi 25 mai, dans le but de permettre aux victimes de s'acquitter des nombreux frais de justice dans le cadre de "l'affaire Péchier". 

"On s'était concerté pour lancer cette cagnotte. C'est surtout pour les expertises, car l'enquête va encore être longue et coûteuse. On attend de voir ce qu'il va se passer lors de l'audience du 12 juin, en espérant que le maximum de parties civiles soient présentes" nous a expliqué Sandra Simard, vice présidente de l'association. Cette dernière explique également que parmi les 17 nouveaux cas identifiés, des personnes rejoignent tous les jours les rangs de l'association AVAPOLVI.
 
Le Dr Frédéric Péchier, anesthésiste bisontin, a été mis en examen jeudi 16 mai pour 17 nouveaux cas d'empoisonnement de patients, dont sept n'ont pas survécu. Il avait déjà été mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements présumés, dont deux mortels. Au total, il est donc désormais mis en examen pour 24 cas d'empoisonnements sur patients dont neuf se sont soldés par un décès.

L'anesthésiste-réanimateur, qui clame son innocence, a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Il a interdiction d'exercer et de se rendre à Besançon ou dans la commune voisine où il réside. Le parquet de Besançon, qui avait requis son placement en détention provisoire, a fait appel de son maintien sous contrôle judiciaire. La chambre de l'instruction doit examiner prochainement cet appel, le 12 juin.
 

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